lundi 31 octobre 2011

Des larmes dans le coeur




Harcelé ! Harcelé encore et encore par ces brûlures qui laissaient entendre que derrières ces angéliques sourires de façade se tapissait désespérément une détresse bien présente et qui se devait d'être tue.
Malheureusement ce n'était pas la première fois que j'étais assailli par ce genre d'horribles brûlures de cigarettes.
Toujours logées dans cette même zone des omoplates qu'elles étaient.
Signatures immondes que celles-là de tous ces salauds de l'ombre crasseuse considérant leurs victimes comme de vulgaires cendriers.
Pas question d’abîmer la bien belle « marchandise » !
Il faut surtout se garder d'enlaidir la petite gueule d'ange que l'on a si difficilement, tout autant que malhonnêtement, attiré entre ses griffes.
On a tous déjà entendu parler de leurs ignobles procédés de séductions, de promesses d'emplois très bien rémunérés ailleurs et toujours au loin.
On connaît aussi la suite, de la suppression du passeport en passant par l'enfermement et les passages à tabac jusqu'à ce qu'apparaisse la renonciation.
Oh ! mon Dieu que l'on doit vouloir la repousser loin cette maudite renonciation !
Qui voudrait céder, comme ça vite fait, toute sa dignité sans résistance aucune en se résignant gentiment et rapidement ?
Sans doute que certaines doivent pousser l'agonie jusqu'à la mort préférant encore cet absolutisme plutôt que le sordide sort qui leur est promis.
C'est sûrement durant ce terrible passage que devait se faire ces cicatricielles brûlures.
Mon regard avait déjà été abîmé par ces stigmates quelques années auparavant.
C'était lors d'une nuit finissante (de celle dont la mémoire ne se décolle pas) .
Elle était là, seule et au beau milieu de cette salle de vestiaire qui n'aurait pas dû lui être accessible.
Enjôleurs traits de visage aussi harmonieux que fins mais éclaboussés d'yeux perdus d'un profond vide stupéfiant.
Dieu que j'aurais aimé pouvoir regarder briller sur sa peau la profondeur d'une belle âme ne demandant qu'à s'exprimer en grand !
Au lieu de cela y transpirait une espèce de naufrage qui semblait comme inéluctable.
Une flamme encore aussi ardente qu’incandescente de haine et de bonté mélangées œuvrait de derrière la béante ouverture de ses yeux.
J'avais été touché en plein cœur par cette ardeur qui laissait subrepticement apparaître la puissante force volontaire d'un espoir qui ne se résoudrait sûrement jamais complètement.
Cette horrible expérience avait au moins eu le mérite d'ouvrir en moi une profondeur que je n'avais pas moi-même su sonder seul auparavant.
A la poignée de secondes que j'avais réussi à tenir son regard était clairement apparu qu'elle venait assurément de rendre toutes ses tripes entortillées et ulcérées de tout ce qu'elles avaient dû encaisser de cette trop longue nuitée.
Se tournant alors de trois quart comme pour dissimuler sa belle dignité encore et toujours présente c'était aussi là que se découvrit sous mes yeux ces cercles violacés qui lui balafraient le dos.
Comprenant tout ce qu'ils signifiaient aussitôt ce ne fut pas que mon cœur qui se souleva mais mon corps dans son ensemble.
Agrippé à ma porte de casier, je me sentais désarmé et soudain empli d'une certaine lâcheté.
Comment lui parler, lui dire, l'entendre ?
Malgré mon incroyable sentiment qu'un lien soudain aussi fort qu'invisible nous reliait à cet instant précis je restais là... tétanisé.
Je sentais distinctement sa merveilleuse humanité qu'on lui avait tant et tant contraint à faire disparaître et qui surgissait pourtant d'autant plus violemment de tout son être.
Plus aucun doute, j'étais débordé de toute part de cette assourdissante violence qui lui avait été faite.
La fuite s'imposait comme mon seul recours... minable !
Ce n'est qu'à mi chemin de mon retour à domicile que je m'apercevais avoir oublié l'ensemble de mes affaires dans mon vestiaire, clef encore sur la serrure du casier.
La précipitation de mon départ m'avait fait tout laisser, là, sur place.
Ce regard écorcheur, je ne l'ai jamais oublié et le retrouve dans tous ceux de ces compagnes d'infortune.
J'imagine que pour toutes ces femmes chaque matin qui éclot doit être le signe de la fin du calvaire de corps vendus contre leur volonté et parfois même à seule fin de nourrir l'enfer vicieux de la drogue.
Trop souvent aussi il semble être devenu le moyen de faire vivre une famille entière.
Je pense aussi à tous ces clients qui ne veulent pas avoir à penser à l'envers du décor ne se souciant que du plaisir éphémère que ces femmes leur offre.
Bien sûr Messieurs ne vous attardez surtout pas sur les parcours marqués de calvaires qui ont conduit ces femmes de leurs contrées de misères jusqu'aux nôtres.
Ne vous interrogez pas non plus sur les proxénètes mafieux qui s'engraissent si copieusement sur le dos de celles que vous avez, vous aussi, considéré comme des moins que rien.
Que faire? comment enrayer cet infâme commerce ?
Je ne tiens pas de remèdes miracles à cela mais comment pourrait-on dignement capituler devant toute cette prostitution non désirée, imposée, forcée et violentée ?

A Marie M. (celle qui agit)


samedi 29 octobre 2011

C'est du Joly.

Après avoir proposé que l'on remplace le défilé militaire du 14 juillet par un défilé citoyen, voilà qu'Eva Joly revient sur  le nucléaire.
Un sujet absolument central (sans jeu de mot) non seulement pour les écolos mais pour l'ensemble des habitants de la planète.
Madame Joly avait fait se lever toute la droite comme un seul homme -des cavernes- lors de sa sortie sur le défilé national.
Pourtant sa proposition avait du sens selon moi.
En effet, combien d'années faudra-t-il encore attendre avant que les nations ne préfèrent montrer ce qu'elles font de mieux plutôt que ce qu'elles font de pire?
On nous parle de la construction européenne comme d'un vecteur essentiel à la paix en Europe mais on continue d'exhiber nos armes potentiellement destructrices de masses d'êtres humains comme si c'était ce que nous faisions de plus honorable ... cherchez l'erreur!
Faire défiler l'excellence française dans des domaines  telles que l'éducation, l'innovation technologique au service des hommes, l'écologie ou même le caritatif trouve à mon sens bien plus d'avantages.
En premier lieu celui de montrer dans quel sens nous souhaitons voir se diriger notre nation.
Je ne  veux pas dénigrer l'armée mais elle ne représente sûrement pas ce qu'il y a de plus important à montrer en exemple aux français et au reste du monde.
Depuis ce taulé Madame Joly avait presque disparu de la circulation.
La voilà qui réapparaît en proposant à Monsieur Hollande de l'accompagner à Fukushima pour constater les résultats calamiteux de l'énergie nucléaire.
Grand bien vous en prend Madame et j'appelle de tous mes voeux que Monsieur Hollande accepte votre invitation.
Après une telle catastrophe plus aucun pays de la planète ne devrait vouloir encore de cette folie sur son territoire.
Le nucléaire n'aurait jamais dû avoir le droit de citer tant que nous n'aurions pas réglé le problème des déchets radioactifs qu'il engendre.
Combien faut-il être irresponsable pour se proposer d'utiliser une énergie dont on ne maîtrise pas l'ensemble des tenants et des aboutissants?
Jusqu'à aujourd'hui nous nous contentons donc de la facilité d'aller enfouir ces déchets sous terre en se disant que rien ne peut arriver et qu'il suffit d'attendre la bagatelle d'un bon millier d'années pour qu'ils ne soient potentiellement plus dangereux.
Quelle folie!
Je n'ai pas la carte du parti EELV et ne suis d'ailleurs membre d'aucun parti politique mais force est de constater que les deux dernières sorties de Madame Joly  me plaisent assez:
1: remplacer une fanfaronnade militaire et une démonstration de force machiste par un défilé citoyen.
2: tout faire pour convaincre un candidat très 'sérieux' à l'élection présidentielle de sortir de l'ignominie nucléaire.
Voilà deux points à soutenir et en particulier  le second qui est absolument indispensable et urgentissime.
Il faudra un petit paquet d'années pour nous voir sortir du nucléaire et en particulier pour nous les français qui en sommes les champions du monde mais cette prise de décision est majeure et doit se faire le plus vite que possible.
Arrêtons de faire croire aux français que c'est le bas coût de cette énergie qui nous fait la maintenir car entre les prix de fabrication des centrales, de leur entretient et à venir leurs réfections alors cela n'a rien d'économique.
Quand bien même ce serait le cas, au nom de la précaution nous ne devrions jamais utiliser cette énergie à cause des déchets radioactifs.
Je ne comprends  même pas comment nous avons pu nous engager dans cette voie?
Ah si, comme toujours: le fric!
Enfin, il est bien normal que Madame Joly pose comme condition préalable à toutes discutions avec le PS la sortie du nucléaire.
Sans cela son discours perdrait toute crédibilité.
Prions qu'elle réussisse à ouvrir les yeux des plus sceptiques pro-nucléaire.
PS: nombreux sont encore les partisans du nucléaire qui ne veulent pas voir plus loin que le bout de leur interrupteur électrique!
J'ai déjà abordé le sujet du nucléaire dans mon article "la foutaise de la voiture électrique" que j'invite les 'amoureux' des déchets nucléaires à lire.
Sortons au plus vite du nucléaire.

mercredi 26 octobre 2011

Mendicité... sans pitié!

Il y a décidément trop de miséreux en France et nos bons politiciens, à défaut de les sortir de leur misère, ne veulent plus les voir.
C'est fou ça, il y en a tellement plus mois après mois qu'on se demande si ce n'est pas un effet de mode?
Et puis c'est vrai quoi, y' a pas plus tendance que de se tenir aux sorties des supermarchés, des gares, des églises ou dans les files de voitures aux feux rouges!
Apparemment c'est tellement génial qu'ils se multiplient comme des petits pains ceux qui s'y exercent.
Bien sûr, ce doit être par pur plaisir qu'ils le font tout autant que de mal se fringuer, d'avoir les cheveux mal coupés et pas toujours très propres.
Ils ont bien raison les maires qui pondent des arrêtés anti-mendicité car il faut vite couper court à cette nouvelle mode avant qu'elle ne se propage de trop... merde alors!
Bah non! faut surtout pas laisser les pauvres faire les poubelles en fin de marché ou après le dernier service des restaurants de la ville.
Ils sont pas beaux, des fois même qu'ils sentent pas bon et en plus y'en de plus en plus qui parlent pas bien la France.
Allez! vite ôtez de notre vue cette vilaine population indésirable.
Ils peuvent mourir de faim, de soif, de froid mais bordel seulement dans le secret d'un petit coin pourri à l'abri de nos regards de riches... faut pas déconner quand même non!!!
On pourrait presque croire à un sketch de bon humoriste mais malheureusement pour nous,  les "clowns" qui vomissent ce genre d'arrêtés sont des maires ou des préfets.
J'avais innocemment, et donc bêtement, pensé que nous allions assez régulièrement aux urnes pour élire des gens plus intelligents et plus compétents que nous pour régler les problèmes de logements, d'emploi et surtout  de misère.
Au lieu de ça ils ne semblent pas bien dérangés d'en créer toujours un peu plus de la misère sauf que cette fois elle prend de telles proportions qu'ils veulent nous cacher les résultats de leurs merveilleuses politiques.
Comme il est toujours plus facile de cacher la misère que de la résoudre, ils font passer des arrêtés anti- mendicité.
Bien sûr que chacun d'entre nous ne doit pas se sentir dispensé aussi d'alléger la souffrance de ces gens qui mendient en donnant ce qu'il peut mais nous n'aurons jamais la force de frappe que peut avoir l'état.
Mais alors, je me demande à quoi servent nos impôts, taxes diverses et prélèvements à la source si vous ne les utilisez pas en priorité pour résoudre la misère messieurs les politiciens?
A quoi servent donc toutes les belles promesses électorales que vous nous faites si au bout du compte votre ultime solution est de demander aux pauvres de se cacher pour mourir?
Peut-être qu'un dimanche pas fait comme un autre on pourrait tous aller faire la manche devant nos hôtels de ville respectifs en masse et bien nombreux afin de voir si ceux que nous élisons seraient aussi enclins à envoyer les policiers nous verbaliser...
Qu'en pensez-vous?

lundi 24 octobre 2011

Et ça continue encore et encore....

« Et ça continue encore et encore, c'est que le début d’accord d'accord... »
Voilà le refrain de Cabrel que m’inspire le résultat de ce sommet de sauvetage de la zone euro.
On ne change rien à l'ensemble de ce système inique qui montre toutes ses énormes carences depuis des décennies.
Rien n'a fonctionné comme on nous l'avait dit depuis le début et on a le résultat de ce somptueux ratage sous les yeux.
Pourtant il semble qu'il n'y ait que les peuples qui le voient clairement mais pas l'ensemble de ses dirigeants qui s'entêtent très lourdement dans une voie sans autre issue possible que la faillite générale.
Ce sommet a donc accouché de solutions qui n'en sont absolument pas puisque que rien de neuf n'en est sorti.
On va donc continuer de mettre des sommes faramineuses sur la table pour les jeter dans un gouffre sans fins qui les consumera toutes comme il a déjà brûlé tous les plans de sauvetages précédents !
Augmenter ainsi le plafond du fonds de secours européen ne résout aucun des problèmes mais l'aggrave tout comme le relèvement du plafond de la dette américaine n'a fait qu'alourdir les problèmes qu'il faudra régler dans un avenir de plus en plus proche.
Ils sont sourds (nos dirigeants) à toutes les turpitudes de leurs peuples car ils n'en partagent rien !
Ils ne connaissent absolument rien des prix des choses du quotidien comme une simple baguette de pain, un ticket de métro ou un caddy d'une semaine de nourriture.
Ils n'y connaissent rien pour la simple et bonne raison qu'ils ne sont pas concernés par ces basses préoccupations !
Comme il doit être difficile (et comme il est indécent ) pour les plus démunis de les voir tout sourires aux lèvres devant les caméras et ajustés au millimètre dans leurs costumes hors de prix.
Idem pour les bagnoles ... que du très haut de gamme et on préfère même pas imaginer ce que doivent être les repas ainsi que les hôtels dans lesquels ils doivent loger.
Quand aurons-nous le droit à la transparence ainsi qu'un droit de regard sur ces dépenses fastueuses?   
                                                 
Pourtant nous ne leurs demandons pas d'être sur tout au minima car ce serait aussi ridicule que le spectacle qu'ils nous offrent actuellement mais, tout de même, un juste milieu serait assez bien venu.
En tous cas, le résultat de ce sommet reste nul et caduque ne faisant que repousser, une fois de plus, la catastrophe qu'à un peu plus tard dans le temps tout en accentuant encore un peu plus la gravité de la situation.
Immanquablement les mêmes problèmes seront reposés dans quelques mois avec l'aggravation du temps laissé passé en plus.
Nos gouvernants se comportent comme un ménage surendetté qui ne ferait que contracter de nouveaux prêts à la consommation afin de rembourser d'anciens devenus trop lourds à honorer.
C'est une spirale infernale dont il faut sortir au plus vite.
Le cancer de ce système, on le connaît : la finance dématérialisée !
Des gens très fortunés ont bien compris que l'on pouvait faire des montagnes d'argent en spéculant sur la misère des peuples travailleurs et comme en plus ils ont l'appui de pays comme la Chine ou l'Inde composés de leurs milliards d'habitants corvéables à en mourir... alors tout va bien !
Selon moi, la première mesure fondamentale à prendre serait la (re)nationalisation de tous les services indispensables au bien être du citoyen.
A savoir : Eau, Gaz, Électricité et chemins de fer.
Chaque pays membre posséderait ainsi ses propres moyens de se suffire en énergie avec dans le traité européen la possibilité de s'entre-aider entre pays de la communauté si besoin était.
Les prix seraient fixés afin de ne produire ni profits ni pertes d'une année sur l'autre en prenant en compte l'investissement pour le futur.
Rien de plus... rien de moins.
Il ne doit absolument pas être laissé à des spéculateurs sans freins les moyens de subsistance de base des citoyens.
Ces services ne doivent pas faire l'objet de quelque spéculation que ce soit ou de profits dans la mesure où ils touchent aux conditions du confort de base des citoyens.
Que peut-on espérer d'un système dont les fondements mêmes d'existence les plus simples sont basés sur le seul profit ?
Il est bien évident que tous les autres -voyant cela- ne se sentiront pas gênés aux entournures pour se donner des marges énormes de profits.
L'exemplarité vient de l'état en premier lieu !
Deuxièmement, et même si tout le monde l'a déjà dit, il est pourtant bon de le répéter : les banques doivent séparer les dépôts de la spéculation boursière et ce par la loi puisqu'ils ne le feront apparemment jamais d'eux mêmes.
Au jour d'aujourd'hui les banques spéculent avec l'argent de nos salaires et de nos économies au quotidien et lorsqu'ils perdent cet argent il leur suffit de passer un coup de téléphone aux états pour que NOUS renflouions le trou... c'est énorme !
On comprend parfaitement pourquoi ils ne veulent rien changer à leur façon de faire et qui le voudrait à leur place?
Tu gagnes: tu gagnes
Tu perds: tu gagnes quand même!
Avec la séparation des dépôts courants de la spéculation les personnes voulant s'exposer aux risques des marchés seraient libres de le faire mais en cas de pertes ne pourraient pas solliciter les fonds de la nation comme cela vient encore d'être fait durant ce sommet.
Quoi de plus normal... c'est enfantin, non?
Cependant comme nos hommes politiques sont accrochés aux sommes démesurées que ses gens peuvent leur obtenir ils ne bougent pas d'un petit doigt et sont aux ordres.
Aucun espoir de voir les choses changer tant que cela fonctionnera ainsi d'où le résultat pitoyable de cette énième réunion !
Dieu merci nous avons encore le droit de vote me direz vous mais ils ont en leur possession l'arme de destruction massive qu'ils utilisent à bloc: la télévision !
Les dictatures l'avaient compris en premier dès les années trente et pour notre grand malheur les démocraties ont repris ce travers après leur victoire !
La propagande est partout et fonctionne tellement bien qu'elle arrive à nous faire croire que le bien des peuples passe nécessairement par la richesse d'une poignée d'oligarches !
Non non, si on partage équitablement alors ça ne peut pas fonctionner nous dit cette propagande !
Pourtant c'est bien nous qui la produisons au sens strict du terme cette richesse.
Alors, on va continuer longtemps comme ça en donnant gentiment carte blanche à cette élite?
Elle ne va pas s’arrêter de continuer à vivre au dessus de nos moyens en dilapidant tout sur son passage cette belle élite.
Dépassons donc les apparences qui nous sont servies par overdoses de médias et ré approprions nous la démocratie dont on n'aurait jamais dû nous éloigner !
Le vote c'est fait pour ça!
A bon entendeur... salut !
ps: merveilleuse photo où Sarkozy se prend pour Jesus et ses apôtres!
Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer de tristesse?







vendredi 21 octobre 2011

Hollande: helas!

Commençons tout d'abord par saluer le succès de ces primaires socialistes tant en terme de démocratisation de l'appareil politique français que pour nous avoir fait découvrir (enfin) un homme apparemment de gauche au PS : Arnaud Montebourg.
Il fut le seul à proposer une voie non libérale au sein de ces débats et cela n'a pas manqué de me faire sortir de chez moi afin de voter pour lui.
Non pas qu'il représente l'idéal de la politique telle que je la conçois, non pas que ses positions furent d'une grande clairvoyance sur les calamités à venir mais il a représenté une lueur d'espoir quant à la possibilité d'une prise de conscience que d'autres voies existent.
Mais que fera-t-il de l'espoir qu'il a levé chez 17% des sympathisants socialistes ?

Étant un invétéré démocrate, j'y suis retourné dimanche dernier en votant Aubry.
Cette fois pour une seule et unique raison : elle proposait de sortir de l'ignominie nucléaire.
Pour tout le reste c'était quasiment bonnet blanc et blanc bonnet... donc rien à en retenir.
On a assisté à la déliquescence du PS qui n'a plus grand chose de socialiste, qui court après le triple AAA des agences de notation, le désendettement forcé à coup de plans de rigueur sur l'exemple de la Grèce, du Portugal et maintenant de l'Italie.
Plans que les « socialos » grecques ont encore voté il y a peu et qui sont décrits comme « courageux ».
Un comble !
Monsieur Hollande, s'il est élu, sera dans la même ligne que ces libéraux qui osent encore se dire socialistes.
Pour nous sortir de l'ornière il nous propose de belles mesures qui s'appuient sur un retour assez rapide de la croissance alors qu'elle ne reviendra JAMAIS.
Je sais, je sais, je me répète mais il n'y a pas grand monde pour la croire, pas plus que pour la soutenir, cette thèse de la disparition pure et simple de la croissance.
Au mieux on nous parle de croissance verte.
Pas grave, on a le droit de se tromper tout autant que d'avoir raison contre l'ultra majorité !
L'avenir ne tergiversera pas pour sa part et délivrera son verdict.
Quand je vois depuis plusieurs années l'intensité grandissante des moussons dans les pays concernés cela conforte plutôt mon analyse.
La Thaïlande essuie ses pires inondations provoquant plus de deux cents morts et ayant recouvert plus d'un tiers du pays.
Mon ami le Bouddha est prêt à boire la tasse à Ayutthaya... faut-il y voir un signe ?
                                                         
En tous cas, au lieu de s'alarmer et d'en tirer de rapides conclusions sur la nécessite d'un changement radical de modèle sociétaire on s’inquiète du coup financier et des 1,5 points de PIB (minimum) que cela va coûter !
Les deux cents morts sont relégués au second plan voir presque passés sous silence tout comme la misère dans laquelle les plus démunis vont se retrouver très rapidement.
Voilà bien LE THÈME sur lequel un vrai socialiste devrait s’attarder.
Quel type de société peut bien préférer focaliser toutes ses forces sur des points de PIB perdus et des coûts financiers plutôt que sur une catastrophe humaine et sanitaire ?
L'humain est devenu un outil comme un autre à la seule fin de la réussite financière de ce monde et pas mêmes nos socialistes ne le relèvent et encore moins ne le combattent avec véhémence.
Monsieur Hollande semble rester sourd à cela ce qui ne l’empêchera assurément pas d'hériter d'une station service « France » en fond de cuve.
Il tombera immanquablement en panne tout comme l'ensemble de ses homologues occidentaux.
On nous dira, comme à chaque fois, que c'était imprévisible et qu'ils ne sont donc pour rien dans l’hécatombe qui nous tombera dessus.
Les décroissants auront eu raison contre tous et cela nous fera une belle jambe.
En 2012 nous devrons donc nous consoler avec le départ tant attendu de l’équipe actuel qui aura été, et de très loin, la pire de toute cette cinquième république.
On ne vous regrettera pas et appelons de nos vœux que toutes les affaires judiciaires qui s'ouvrent jour après jour contre vous aboutissent.
Là, je rêve sûrement tout debout mais l'espoir fait vivre.
Monsieur Hollande, vous allez donc probablement passer aux commandes du navire « France » et il est d'ors et déjà à la dérive et perclus par des voies d'eaux multiples.
Saurez-vous rester à son bord jusqu'au naufrage et faire ainsi mentir ceux qui vous disent « mou » et sans « courage ».
Nous le verrons bien. (enfin plutôt mal)
Y.S

mardi 18 octobre 2011

Où est le bien?

-Où est le bien?-
Voilà bien une question que tout un chacun s'est déjà posé au moins un fois et espérons le bien plus encore.
Comment savoir, comment être sûr qu'au delà de toutes nos bonnes intentions on tend réellement vers le bien ?
Mais existe-t-il seulement en tant qu'entité séparée se demande beaucoup.
Attention surtout à ce dernier questionnement car il peut devenir, trop souvent, l'apanage de ceux qui ne veulent surtout pas avoir à se remettre en question en se cachant derrière leur petit doigt.
En remettant comme naturellement en cause toute possibilité d'un Bien en tant que tel ils s'assurent de ne pas avoir à trop le chercher et encore moins à le trouver.
Facile posture que celle là !
S’etant mis ainsi à l’abri de toute recherche sincère et profonde ils ne progressent non seulement jamais mais se sentent en plus dédouanés de toute responsabilité.
Truands que ceux là !
Pour tous les autres, le problème reste parfaitement entier devant eux et ils ont le sentiment d'être désarmés en face de l'immensité de la tâche.
Pour ma part ceux qui m'aidèrent le plus à débroussailler le chemin tortueux et caché de ce questionnement m'avaient dit après de nombreux éclairages :
« Toutes les réponses se trouvent en toi. »
J'étais bien avancé avec ça !
Cela m'avait surtout renvoyé à une célèbre citation de Socrate :
« Tout ce que je sais c'est que je ne sais rien. » et cela n'avait fait qu'ajouter de la confusion à ma recherche.
Pourtant, à bien y regarder, la réflexion de Socrate était bien moins nihiliste qu'il n'y semblait... pas du tout même pour tout dire.
Lorsque l'on lit les œuvres de Platon on s'aperçoit que celui « qui ne sait rien » (Socrate) est le même qui fait découvrir à ses interlocuteurs qu'ils savent tout !
Par le simple jeu des questions/réponses, ou art de la maïeutique, il réussissait à démontrer que la connaissance leur était toute interne et que seul y manquait le bon questionnement.
Selon lui, le Bien était donc en NOUS et ne demandait qu'à déborder de notre être profond.
Dans le mythe de la caverne (Platon « la république » livre 7 ) il dévoile même sa théorie complète sur les apparences à dépasser afin de pouvoir contempler le souverain bien... je vous y renvoie donc avec grand plaisir.
D'un autre coté, une amie yogi m'avait aussi dit un jour :
« Il n'y a ni bien ni mal mais seules les intentions que l'on ajoute aux choses. »
Cela avait rafraîchi ma propre réflexion qui m'avait amené à constater que les choses en soi n'étaient ni bonnes ni mauvaises.
Un couteau, par exemple, peut tout aussi bien devenir l'outil de votre haine assassine qu'il peut vous permettre de sauver la vie de quelqu'un entravé ou attaché.
Ainsi, votre seule volonté change toutes les données sur vos actes, vos paroles et même vos pensées.
S'il est impossible en seulement quelques lignes d'éclairer suffisamment le chemin du Bien le but premier, ici, est de susciter l'ouverture d'un questionnement véritable et surtout désireux d'aboutir à une pratique nouvelle et réelle.
Volonté et intention me paraissent être les deux premières clés ouvrant la voie du changement car sans elles point de salut possible.
Elles ne réclament que notre seul engagement, ne dépendent de rien et de personne d'autre que de moi-même.
En ce sens, nous tenons déjà une partie de la réponse à notre questionnement initial.
Où se trouve le bien ?
Sa racine se trouve en chacun de nous et ses branches dans notre simple bon vouloir.
N'est ce pas en soi suffisant pour commencer à s'y atteler?

Ps : Ce questionnement fut très longtemps le mien et m'a fait passer par tous les stades de son développement.
J'ai tenté de retranscrire ce cheminement au travers d'un roman afin d'éviter qu'il ne soit trop hermétique et ainsi de le rendre le plus lisible que possible.
Mot clef google: Healey « les maladies du bien »



samedi 15 octobre 2011

Dexia ha! ça ira... ça ira.


Voilà, voilà c'est un peu l'histoire de "tout va bien madame la Marquise"!
Les états belges et français ont donc démantelé gentiment la banque Dexia comme si de rien était parce qu'elle a fait faillite.
Un mot à la mode depuis quelques temps et que l'on va de plus en plus lire sur les lèvres de nos monarques éclairés.
Pourtant en 2008 on avait déjà renfloué cette même banque à coups de milliards (6.5 rien que ça!) alors qu'elle distribuait des dividendes à ses actionnaires et des bonus à ses dirigeants et autres traders!
Re belote!
A la différence cette fois qu'on ne renfloue plus rien du tout mais qu'on empêche ni plus ni moins une panique bancaire généralisée.
A tout hasard Dexia a passé sans problème le "stress test" de cet été haut la main... ça laisse songeur.
Au fait, quand j'utilise le "on" ça veut dire nous: vous et moi bons "prolétaires vaches à lait"... c'est à dire con-tribuables.
In fine c'est encore et toujours nous qui payons la note.
Sauf que le fameux con-tribuable, il traîne déjà une  superbe dette au nom de son état riche.
Le merveilleux occident plein de richesses acquises et construites sur plusieurs décennies d'endettement généralisées.
Et là, le téléphone sonne aux beaux bureaux de tous nos dirigeants.
C'est madame la Marquise (le peuple occidental) qui appelle pour demander ce qui se passe et on leur pousse la chansonnette.
Le système est en feu mais tout va bien madame la Marquise nous disent-ils.
On nous parle de plans d'austérité afin de résorber les diverses ardoises sans même y avoir encore ajouté toutes celles à venir de ce tas de cendres encore fumantes de Dexia.
Pas de problème, on créé une "bad bank" pour isoler les créances pourries.
C'est ça, un peu comme les déchets nucléaires que l'on enfouit sous terre et qui hors de portée de nos yeux n'existent plus!
On nous dévoile des plan estampillés BCE et FMI donc parfaits en tous points, incontestables et qui surtout contentent les marchés financiers.
Pour eux, du moment qu'on leur annonce que les états épongeront leurs détournements quotidients, arnaques et autres hold up, alors tout va bien.
Tête dans le guidon du vélo d'appartement du bureau en haut d'une belle tour symbole de toute puissante, ils ne voient toujours pas (ou feignent de ne pas voir) que tout ce système est archi-cramé, carbonisé et mort de chez mort.
En conséquence, la CDC et la banque postale -qui s'étaient tenues à l'écart de la spéculation ultra libérale- vont récuperer toutes les conneries de Dexia!
Allez! mes amis, en bonus comme vous avez été de très sages con-tribuables vous aurez aussi  la catastrophe écologique qui nous fonce droit dessus... alors, elle est pas belle la vie?

mardi 11 octobre 2011

Steve(sans)Jobs.

Commençons par le plus important : le respect dû à un disparu.
Je rends sincèrement hommage à l'homme en tant qu'homme et comme tout le monde aux innovations qu'il a porté au monde avec son équipe.
Pour le reste, il faudrait arrêter de nous prendre pour des dindons car le personnage était aussi une tête d'affiche du capitalisme libéral et de la mondialisation esclavagiste à marche forcée.
Il faut bien noter que si Apple est une société américaine c'est essentiellement par l'implantation de son siège social et probablement de ses dirigeants et ingénieurs … et puis c'est tout !
Pour le reste tout est quasiment fabriqué en Chine.
Rien d'étonnant à cela puisque ce pays est l'eldorado de tous les grands « cow-boy » US ne rêvant que d'entasser toujours plus de fric.
Pour ça, pas de meilleur endroit sur la planète que ce pays dit « communiste » alors qu'il est le plus sanguinaire des prédateurs de l'Homme contre l'Homme.
Monsieur Jobs avait donc, comme tant d'autres il est vrai, posé ses guêtres là bas avec pour seul et unique objectif d'y trouver la rentabilité maximale.
Certains me feront alors remarquer que la très grande majorité de tout ce que nous consommons vient aussi de l'empire du milieu et qu'avec ce genres d'arguments nous n’achèterions plus grand chose.
Hé ! bien oui et c'est justement là qu'est tout le problème.
Ces grands patrons néolibéraux vont tous faire construire ce dont nous avons besoin au quotidien dans ce pays non pas par soucis de qualité ou même par manque de main d’œuvre plus proche mais tout simplement parce que cette dictature transforme sans hésitation aucune ses ouvriers en esclaves modernes.
Durée de temps de travail extensible à souhait, congés rétrécissables à volonté, droit du travail inexistant et payes misérables.
En plus, pour certains, ils habitent sur site dans des immeubles sécurisées et anti-suicide !
« C'est la seule solution pour avoir des produits bon marché. » me direz-vous !
Doit-on se contenter d'un argument aussi lamentable et dévastateur de bêtise ?
Notre petit confort tient donc à la seule possibilité que de laisser asservir une population en la faisant crever au boulot ?
Et puis, il faut surtout bien voir le prix de revient d'un produit et celui auquel il nous est revendu ici.
C'est de cette frauduleuse façon de faire que se bâfre copieusement et sans état d'âme une poignée de millionnaires.
Voilà pourquoi les jobs que Jobs aurait pu créer chez nous... sont en Chine !
Lui et ses acolytes se font ainsi exploser le portefeuille sur chaque iphone ou ipad qu'ils vous vendent à des prix sans communes mesures avec celui auquel ils les ont fait faire.
Ils pourraient les faire fabriquer aux USA ou en Europe mais comprenez-vous ils ne seraient plus les milliardaires qu'ils sont et cette simple idée les rend malades !
On passe le long discours sur les dizaines de milliers de kilomètres effectués par tous ces produits par avions, bateaux et autres camions qui défoncent la planète alors que tout cela pourrait être conçu à quelques centaines de kilomètres au maximum s'ils renonçaient à leurs faramineuses et inutiles marges.
Si ce monsieur fut bien un petit génie de l'informatique a qui l'on peut être reconnaissant pour cela, il fut aussi et surtout un champion toutes catégories du marketing.
L'iphone1 était avant tout un magnifique joujou « m'as-tu vu »  très bien emballé et présenté, glamour à souhait et pas très performant.
Sûrement pas qu'Apple ne pouvait mieux faire mais plutôt qu'ils attendaient d'en avoir fait acheter le plus possible à tous les fêlés du design et aux fashion victims.
Une fois cela accompli il suffisait de sortir le iphone2 qui devait être au chaud dans les cartons depuis le début !
Et comme on ne change pas une formule qui gagne … rebelote avec le Ipad !
Pourquoi se priver alors que tous les geeks de la planète sont prêts à camper une nuit entière devant les grands magasins afin d'en avoir un ?
Ah ! Oui, en plus les produits Apple ne sont compatibles avec aucun autre... poussons le snobisme jusqu'au bout !
Allez, Steve, repose en paix là où tu es et d'où probablement tu comprends ENFIN combien tout cela n'est que futilité !

samedi 8 octobre 2011

"Sarkozy, il en a dans le panier."


                                                    « Sarkozy, il en a dans le panier. »

Quelle classe monsieur Raoult, vos propos vous honorent !!!
Comme ça au moins pas d’ambiguïté possible, on sait à qui on a affaire.
En premier lieu, on peut en déduire que la gente féminine- qui a donc le panier vide- est donc très vraisemblablement un cran en dessous de l'homme.
En second lieu, tout cela est extrêmement réducteur quant aux relations humaines en général et avec les femmes en particulier.
Que pourra, en fait, une femme courageuse, forte et volontaire face à un « Sarkozy [qui] en a dans le panier » ?
On constate donc que les vieux réflexes primaires ont la vie dure et qu'après avoir eu à s'affairer (de mon mieux) à démonter les démons racistes, il faut maintenant s'attaquer à ceux du machisme.
Ne nous y trompons pas, cette dégradante fanfaronnade de monsieur Raoult ne porte pas d'autre nom possible que « beauferie machiste » .
On se croirait dans une bonne grosse salle de bodybuilding débordante de doses de testostérones.
« Je soulève bien plus que toi et plus longtemps... suis pas un pédé moi ! »
Ce bon monsieur Raoult s'est donc positionné sur la ligne de départ du « plus couillu que nous tu meurs », du  «  Notre chef à nous, il en a une paire grosse comme ça... » et j'en passe et des meilleures...
Ici se dévoile toute la finesse du garçon bien élevé et propre sur lui pourtant maire d'une jolie petite commune classieuse de Seine Saint Denis .
Il en a donc profité pour se retrancher derrière le "que c'était comme ça qu'on disait en banlieue" mais qui n'enlève absolument rien au caractère machiste et idiot de sa déclaration.
En fait, cela me rappellerai même plutôt l'époque où sévissait la tyrannique madame Thatcher en Angleterre et dont on disait très souvent « qu'elle en avait ».
Bah oui ! Pour écraser la gueule de son peuple comme elle l'a fait, aller faire la guerre à l'autre bout du monde ou encore réprimer lourdement toute forme de contestation, il fallait en « avoir ».
Pour paraphraser Renaud, il est vrai que seuls les hommes- dont le panier est bien rempli- sont toujours en première ligne pour faire la guerre, se foutre sur la gueule pour une malheureuse équipe de football ou encore trouver un plaisir jouissif dans des combats de coqs ou de chiens.
Pourtant, monsieur Raoult, je vous assure qu'il n'y a vraiment pas besoin d'en « avoir dans le panier » pour faire preuve de courage, de force mentale (voir physique) d’abnégation ou de pugnacité.
Les femmes s'en chargent très bien et j'en connais dans mon entourage qui ne comptent pas leurs heures, enchaînent parfois plusieurs boulots, se privent durablement (voir dangereusement) de sommeil afin de nourrir, chérir et protéger leurs enfants ou la famille toute entière.
Et le tout avec un « panier »vide !
Alors soit, si vous vouliez ne faire qu'allusion (mais j'en doute très fortement) au fait que les hommes ont une force physique plus développée que les femmes... il serait alors bon de la taire et de la mettre au service de toutes celles à qui elle serait nécessaire le cas échéant.
Enfin, monsieur, étant équipé comme vous et votre « chef » je ne me sens cependant pas le besoin de me mesurer aux autres de mon espèce, pas même d'imaginer que la nature de mon « équipement » soit si précieuse pour me donner de la force ou du courage.
Tout cela peut être parce que je sais que nous sommes tous constitués de féminin et de masculin quoi qu'on en dise ou en veuille !
Pour ma part, voyez-vous, non seulement je l'accepte mais je la cultive même cette part de féminité.
Elle m'apprend chaque jour à aimer mes enfants comme si je les avais moi même portés en mon propre sein tout autant qu'à pacifier et à réguler de possibles élans de « gros mec virile » qui se respecte.
Cela ne m’empêche pourtant en rien d'être un homme !
Essayez aussi ... cela vous évitera sans doute de dire des énormités et vous rendra peut être un peu plus compatissant envers vos semblables !

Y.S

vendredi 7 octobre 2011

De la reforme... de soi.

Déjà douze billets publiés et que des critiques !
Je continue de croire que la plupart sont absolument justifiées car lorsque l'on s'attache à vouloir diriger les Autres on se doit de tout faire pour être le plus irréprochable que possible.
Néanmoins, on observe, et malheureusement pour nous, que nous sommes très loin du compte et d'autant plus depuis quelques semaines où les affaires malodorantes pleuvent comme légions sur nos écrans et dans nos journaux.
Présentes comme passées, elles donnent une image parfaitement exécrable de l'état de nos institutions et bien plus encore de celles et ceux qui les représentent.
Il ne sera néanmoins jamais trop tard pour faire le constat que nous avons abandonné la morale a des gens qui n'en ont guère pas plus que de nous demander comment nous pourrions nous la ré-approprier au mieux.
Il est tout de même assez singulier de voir combien ceux que nous préférerions voir nous gouverner n'en ont aucune envie !
Prenons un exemple flagrant : L'abbé Pierre !

N'oublions pas qu'il fut député et qu'il abandonna son mandat sitôt qu'il fit l'amer constat que ses collègues de l'hémicycle ne voulaient pas réellement faire changer les choses aux profits de ceux qui les élisaient.
C'est ainsi qu'il commença par accueillir tous ceux qui mourraient autour de chez lui dans l'indifférence d'un froid glacial.
Tant de misère allait venir frapper à sa porte et le prendre au dépourvu, si bien qu'il eut la généreuse idée d'inventer les chiffonniers d'Emmaüs.
Il avait ainsi réalisé concrètement ce que d'autres nous promettent depuis des décennies !
S'il est clair qu'il eut ici un pouvoir d'abnégation et une volonté hors du commun, il n'en reste pas moins que nous sommes en tous points constitués de la même façon que lui.
De ce fait, nous sommes probablement aussi capables d'apporter notre pierre à l’édifice de bonté.
Comme tout un chacun je ne me sentirai pas la force de porter d'entrée de jeu d’énormes quantités de briques afin de consolider les fondations de ce beau monument mais plutôt que de vouloir changer le monde et de faire de féeriques rêves d'une société parfaite nous pourrions déjà séance tenante, ici et maintenant, commencer par transporter notre première petite brique.
Il est fort légitime que nous puissions formuler des critiques envers ceux qui nous dirigent mais il nous faut tous nous en faire en propre car comme le chantait si justement (et bien) Daniel Balavoine « il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête. »
Si l'on peut donc légitimement se trouver écœurés par les magouilles de nos politiques, de nos banquiers ainsi que par nos grands capitaines d'industries cela ne nous dispense en rien d'être honnête.
S'il est indéniable que tout système repose sur l'exemplarité de ceux qui le représentent, il ne peut fonctionner correctement et durablement que si l'ensemble des membres qui le constitue sont, eux aussi, respectueux des valeurs et des règles qu'il véhicule.
Il ne suffit donc pas que de crier aux voleurs et aux corrompus tout en faisant part soi-même d'incivisme ou en profitant du système en se cachant derrière des arguments fallacieux.
Qui n'a pas déjà entendu, qui n'a pas dit, au moins une seule fois : « tout le monde le fait alors pourquoi pas moi. »
Appelons donc de nos vœux les dirigeants à suivre au plus près les lois et la morale qu'ils ont décidé de représenter et il sera tout aussi normal pour nous que nous en fassions de même dans le secret de notre anonymat.
Plus notre démocratie est ostensiblement salie et plus elle finit par ne plus être respectée par l'ensemble de ceux qui la compose.
C'est bien là qu'est le problème... plus personne ne se sent investi dans sa propre conscience du rôle essentiel qu'il tient dans la société.
Dans une société ouvertement et fièrement (sic) basée sur la capacité d'enrichissement personnel au détriment de tous les autres plus personne ne semble se sentir fautif de vouloir par tous les moyens arriver à cette fin.
Voir que nos « élites » ne se préoccupent que de leur carrière au détriment des missions qui devraient être les leurs ne nous oblige en rien à leur emboîter le pas.
Socrate ne disait-il pas : "Mieux vaut subir l'injustice que de la commettre. "
Alors n'oublions jamais que le pouvoir du politique n'est que celui que nous lui donnons.
Hors, ce don que nous leur faisons n'a t-il pas essentiellement pour but que les esprits les plus élevés et les plus précieux ne se mettent au service de la justice, de l'équité et de la morale ?
Qu'ils éduquent et ouvrent en nous une volonté participative à un corps social tout entier ?
Si au lieu de cela nos dépositaires ne font que nous encourager, par leurs propres comportements, à ajouter nos petites injustices quotidiennes aux leurs, alors comment voulez vous que nous sortions de cette impasse dans laquelle nous nous sommes laissés entraîner ?
Nous l'avons vu, nous sommes absolument tous en pouvoir de faire un petit quelque chose.
Ce n'est pas qu'une question de pognon et les plus modestes d'entre nous peuvent aussi parfaitement contribuer à la construction du meilleur.
Nous ne mesurons pas toujours l'impact que nous pouvons avoir sur la misère et ce quelle soit financière ou morale.
Un simple et beau sourire à celui qui doute de tout, de lui et des autres par exemple.
Un Bon-Jour sincère et qui souhaite en profondeur la meilleure des journées à celui à qui il est dédié est une bien belle chose quand elle est perçue comme profondément sincère.
Offrir son oreille attentive à la détresse passagère d'un ami, d'une sœur ou d'un inconnu.
La voilà la petite brique de gentillesse légère comme une plume et qui caressera de son duvet le cœur de votre interlocuteur .
A quoi bon nous insurger contre ceux qui nous gouvernent si nous ne sommes pas en mesure de leur montrer qu'à notre humble niveau d'anonyme nous sommes en capacité d'apporter quelque chose de beau et de simple à la fois ?
A force de nous marteler le cerveau de leurs possibilités à pouvoir tout faire et tout résoudre nos « puissants » ont fini par nous mettre en tête que nous ne sommes plus capables de rien par nous mêmes !
Infantilisés au maximum nous ne nous voyons plus en mesure de résoudre quelque problème que ce soit.
Peut-être y trouvons nous ici le confort de la nolonté ?
Plus besoin de vouloir, de faire, de s'engager... l'état est là pour ça !
Est-il nécessaire alors de rappeler que notre cher état n'existe que pour gérer le bien commun ?
Alors pourquoi  avoir cédé à l'état  la gestion complète du civisme, de la morale, de l'éducation, de la transmission des valeurs et de la politesse ?
Tant que nous y sommes donnons lui aussi notre responsabilité de la gentillesse envers les Autres, de l'entre-aide et de tout ce qui va avec !
C'est tellement plus simple et puis comme ça ces "vendus" resteront tous des irresponsables, des incapables et non seulement nous n'y pourrons jamais rien mais en plus ce ne sera surtout pas de notre faute.
Ah la belle affaire que voilà !
Mais au lieu de tout ça, ne serait-il pas temps pour nous de nous rendre plus fraternels, plus attentionnés et plus solidaires les uns envers les autres ?
Nos dirigeants ne le feront pas pour nous et il est ainsi de notre impérieux devoir de reprendre tout ce terrain cédé.
Ce devoir qui est le notre de vouloir être le meilleur possible n'incombe qu'à nous.
NON! je ne commence pas demain, lundi prochain ou à la saint Sylvestre mais tout de suite avec les capacités qui sont les miennes et tout équipé que je suis de ma bonne volonté.
Il en est ainsi de la réforme de soi.
Avant toute chose je m'occupe des devoirs qui sont les miens et laisse mes droits au second plan.
Ils regardent avant tout les autres car ma priorité est là : mes devoirs!
Ainsi j'ouvre le cercle vertueux de mon bon vouloir sans arrières pensées et juste pour le plaisir.
J'arrête aussi d'avoir la folle prétention de changer le monde tout en commençant à l'instant par me changer moi-même.
C'est la condition indispensable à toute amélioration possible !
Chaque geste fait avec la simplicité de l'envie, du bon cœur et de manière complètement désintéressée ne pourra vous être jamais retiré, volé ou bafoué par de mauvaises volontés.
Nos sourires, notre civisme, notre gentillesse, nos petits coups de main qui vont bien seront alors un début facile, nécessaire et à la portée de tous.
Inutile d'espérer voir notre civilisation changer si tout un chacun ne commence pas par un travail sur soi et en profondeur.
Face à face de soi avec soi... sans se mentir à soi même, sans resquiller sur nos propres zones d'ombres.
Alors se tissera comme naturellement et ensemble, fil à fil, ce bel habit d'apparat.
Dès aujourd'hui je commence en ayant absolument tout à y gagner sans jamais avoir à y perdre !
Je vous souris!

A Nicolas.





jeudi 6 octobre 2011

Un jour viendra...

-Un jour viendra... Rêves indiens-

Mon esprit vagabonde dans cette douce nuit d'été et je le laisse flâner à sa guise.
Où va-t-il me porter?
Espérons le plus loin possible, au loin de toutes frontières, toutes barrières, toutes contraintes matérielles et financières.
Oublier, tout oublier, le plus simplement du monde.
Fuir, s'évader, s'évaporer voilà bien ce dont nombreux, je crois, rêvent.
Notre société dont la cupidité ne semble connaître aucune limite nous fatigue, nous broie, nous affaiblit et nous éteint au jour le jour.
Lentement, dans le bruit, la fureur et la haine ordinaire un système nous assassine...
De tout cela plus rien je ne veux ce soir car un jour viendra où il n'aura plus cours tout auto-anéanti qu'il sera.
Un jour viendra où des balafres cicatricielles nommées frontières il ne restera rien.
Notre mère à tous, la terre, retrouvera alors sa belle virginité de jeune fille libre de champs en rivières en passant par ses montagnes pro-jetées dans les océans.
Resplendissante comme une jeune mariée tu seras !
Comme je t'aimerai ma belle !
Allongé dans les dunes, yeux rivés dans la voie lactée, mains ancrées dans la terre sablonnée, narines écarquillées aux effluves marines, tympans vibrants aux reflux de l'océan.
Un jour viendra où de nouveau plus une seule de tes parcelles n'appartiendra à quelque personne que ce soit. Ouverte, libre, fraîche et bonne tu donneras à tous, pour tous sans distinction.
Depuis toujours tu le fais mais certains en ont décidé autrement et nous nous sommes lâchement inclinés devant tant de bêtises.
"Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre.Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de l'homme."*1
A la bonne heure et qu'ils nous arrivent selon ce que nous avons fait subir à la terre... pas plus, pas moins.
Un jour viendra, et il est proche, où nous serons à nouveau les fils de la terre.
Plus dure et rugueuse elle sera, telle que nous l'aurons rendue, façonnée et transformée.
Ce sera le prix à payer pour renouer avec la simplicité de notre nature.
Car aussi loin que mon esprit s'égare ce soir nous avons été dans la bassesse et la folie du mercantilisme obscure.
" Notre terre vaut mieux que de l'argent. Elle sera toujours là, elle ne périra pas même dans les flammes d'un feu.
Aussi longtemps que le soleil brillera et que l'eau coulera, cette terre sera ici pour donner vie aux hommes et aux animaux. Nous ne pouvons vendre la vie des hommes et des animaux.
C'est pourquoi nous ne pouvons vendre cette terre.
Elle fut placée ici par le Grand Esprit et nous ne pouvons la vendre parce qu'elle ne nous appartient pas." *2
Un jour viendra où nous reviendrons vers toi ma terre, ce jour où tous nous réapprendrons à te lire, à t'entendre, à t'écouter, t'embrasser, vivre dans les bras de tes forêts.
De nouveau nous te cueillerons, effleurerons de nos mains ton épiderme nourrissant, plongerons nos mains dans tes eaux fourmillantes de vie... Tout simplement et à seule fin de nous nourrir frugalement  de toutes tes bontés.
Et là, "mes jeunes gens ne travailleront jamais.[car] les hommes qui travaillent ne peuvent rêver et la sagesse nous vient des rêves"*3
Alors je rêve du jour qui viendra où l'asservissement du travail forcené disparaîtra, où chacun de sa digne et belle participation trouvera la joie de servir sa communauté.
Un jour viendra, je le sais, je le sens, où seule comptera notre simple envie de nous appartenir à nous-mêmes.
"Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Le peuple [blanc] a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent.
Ils revendiquent notre mère a tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leur voisins.
Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts.
Cette nation est comme le torrent  de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage".*4
Un jour viendra où vos voix feront échos mes frères indiens comme raisonnant du fond des vallées telles les hurlements des loups.
Combien vos visions étaient justes et saines sans même avoir à attendre d'avoir vu les mauvais fruits que porteraient nos égarements !
Un jour viendra où vous et moi planterons nos tentes sur une terre vierge et dispensée de toutes obligations afin de revivre enfin libres et égaux en droits.
Croyez moi, nous avons l'impératif devoir d'y croire... à jamais.

YS




1: Seattle, chef indien Suquamish.
2: chef indien "Blackfeet".
3: Smohalla, chef indien Sokulls.
4: Sitting bull.