mardi 18 octobre 2011

Où est le bien?

-Où est le bien?-
Voilà bien une question que tout un chacun s'est déjà posé au moins un fois et espérons le bien plus encore.
Comment savoir, comment être sûr qu'au delà de toutes nos bonnes intentions on tend réellement vers le bien ?
Mais existe-t-il seulement en tant qu'entité séparée se demande beaucoup.
Attention surtout à ce dernier questionnement car il peut devenir, trop souvent, l'apanage de ceux qui ne veulent surtout pas avoir à se remettre en question en se cachant derrière leur petit doigt.
En remettant comme naturellement en cause toute possibilité d'un Bien en tant que tel ils s'assurent de ne pas avoir à trop le chercher et encore moins à le trouver.
Facile posture que celle là !
S’etant mis ainsi à l’abri de toute recherche sincère et profonde ils ne progressent non seulement jamais mais se sentent en plus dédouanés de toute responsabilité.
Truands que ceux là !
Pour tous les autres, le problème reste parfaitement entier devant eux et ils ont le sentiment d'être désarmés en face de l'immensité de la tâche.
Pour ma part ceux qui m'aidèrent le plus à débroussailler le chemin tortueux et caché de ce questionnement m'avaient dit après de nombreux éclairages :
« Toutes les réponses se trouvent en toi. »
J'étais bien avancé avec ça !
Cela m'avait surtout renvoyé à une célèbre citation de Socrate :
« Tout ce que je sais c'est que je ne sais rien. » et cela n'avait fait qu'ajouter de la confusion à ma recherche.
Pourtant, à bien y regarder, la réflexion de Socrate était bien moins nihiliste qu'il n'y semblait... pas du tout même pour tout dire.
Lorsque l'on lit les œuvres de Platon on s'aperçoit que celui « qui ne sait rien » (Socrate) est le même qui fait découvrir à ses interlocuteurs qu'ils savent tout !
Par le simple jeu des questions/réponses, ou art de la maïeutique, il réussissait à démontrer que la connaissance leur était toute interne et que seul y manquait le bon questionnement.
Selon lui, le Bien était donc en NOUS et ne demandait qu'à déborder de notre être profond.
Dans le mythe de la caverne (Platon « la république » livre 7 ) il dévoile même sa théorie complète sur les apparences à dépasser afin de pouvoir contempler le souverain bien... je vous y renvoie donc avec grand plaisir.
D'un autre coté, une amie yogi m'avait aussi dit un jour :
« Il n'y a ni bien ni mal mais seules les intentions que l'on ajoute aux choses. »
Cela avait rafraîchi ma propre réflexion qui m'avait amené à constater que les choses en soi n'étaient ni bonnes ni mauvaises.
Un couteau, par exemple, peut tout aussi bien devenir l'outil de votre haine assassine qu'il peut vous permettre de sauver la vie de quelqu'un entravé ou attaché.
Ainsi, votre seule volonté change toutes les données sur vos actes, vos paroles et même vos pensées.
S'il est impossible en seulement quelques lignes d'éclairer suffisamment le chemin du Bien le but premier, ici, est de susciter l'ouverture d'un questionnement véritable et surtout désireux d'aboutir à une pratique nouvelle et réelle.
Volonté et intention me paraissent être les deux premières clés ouvrant la voie du changement car sans elles point de salut possible.
Elles ne réclament que notre seul engagement, ne dépendent de rien et de personne d'autre que de moi-même.
En ce sens, nous tenons déjà une partie de la réponse à notre questionnement initial.
Où se trouve le bien ?
Sa racine se trouve en chacun de nous et ses branches dans notre simple bon vouloir.
N'est ce pas en soi suffisant pour commencer à s'y atteler?

Ps : Ce questionnement fut très longtemps le mien et m'a fait passer par tous les stades de son développement.
J'ai tenté de retranscrire ce cheminement au travers d'un roman afin d'éviter qu'il ne soit trop hermétique et ainsi de le rendre le plus lisible que possible.
Mot clef google: Healey « les maladies du bien »