mardi 1 novembre 2011

Petits champignons à la Grecque.

Ça alors, monsieur Sarkozy est consterné par la possibilité d'un referundum grec sur le plan de 'sauvetage' européen!
En fait, rien d'étonnant à cela, lui qui n'a pas pris la peine de nous consulter lors de la modification du traité de Lisbonne en 2007.
C'est vrai que la fois précédente il avait déjà fallu qu'il aille à l'encontre du choix des français.
Non, les referundums ça le fait chi..
Être obligé en démocratie de demander son avis à la population sur les questions essentielles à son avenir, c'est pas dans son style.
Peut-être qu'il n'a pas été élu pour faire vivre la démocratie?
Sans doute savourait-il déjà sa victoire à la Pyrrhus dans son 11179 m2 et 365 pièces Élyséen lorsque l'on a dû lui annoncer que les grecques allaient pouvoir décider de leur propre sort.
Pas sympa ça!
Son caviar et son homard n'ont pas dû bien passer que sitôt on lui a servi des petits champignons -vénéneux- à la Grecque.
Après tout pourquoi n'auraient-ils pas le droit de décider à quelle sauce ils vont être mangés, n'est ce pas la moindre des choses?
Quand on voit la réaction de certains de nos politiques qui crient à l'irresponsabilité on comprend sans aucune erreur possible que ces gens ne veulent pas d'une démocratie véritable mais seulement d'une élection présidentielle manipulée à  grands coups de billets (peut-être un grand merci à madame Bettencourt ou encore aux sous marins vendus au Pakistan?) et de médias aux ordres!
Après, il se sentent les mains libres pour faire tout et n'importe quoi en reniant promesses et engagements de campagne!
Je soupçonne aussi monsieur Papandréou de commencer à comprendre que son pays est tout prêt d'une guerre civile dont il ne maîtriserait plus rien si elle venait à éclater.
Alors, peut-être pense-t-il pouvoir éviter cela en organisant un referundum?
De toute façon, ce énième sommet (d'incompétence)  européen venait encore d'accoucher des mêmes solutions qui n'ont fait que plonger les grecques et la cohorte des nations qui lui ont emboîté le pas dans un abîme de misère.
Prêter toujours plus d'argent en échange de mesures d'austérité qui semblent vouloir les faire retourner vers le moyen-âge n'a pas fonctionné et pour cause!
Comment peut-on relancer la consommation en baissant les salaires?
Encore des milliards supplémentaires jetés dans le déversoir boueux estampillé "dettes souveraines".
S'ils votent contre, alors ils feront 'défaut' plus vite et signeront leur sortie de la zone euro, chose qui arrivera plus tard et dans des souffrances d'autant plus lentes que l'on fera traîner leur agonie.
De plus en plus de spécialistes le disent: les trop fortes disparités des membres de la communauté nous mènent tout droit vers la faillite générale.
A la vue de cela on comprend bien maintenant que nos hautes instances savent parfaitement comment cela va se terminer mais de toute évidence leur incapacité à reconnaître leurs erreurs  n'a d'égal que leur indécrottable vanité.
Se sont, une fois de plus, les peuples qui vont essuyer les plâtres.