jeudi 29 décembre 2011

Obsolescence ou la mort programmée.


Alors voilà ici toute l'histoire de la modernité à l'occidentale: l'obsolescence!
C'est au cours des années 50' -bien évidemment aux USA- que cette idée a fait son chemin.
Quelle idée?
Celle de programmer la mort volontaire des objets que nous achetons.
Si les produits vendus sont de trop bonne qualité et trop résistante à l'usure du temps alors les fabriquants perdent de l'argent ou plutôt en gagnent moins et cela leur est insupportable!
Le premier objet à avoir fait les frais de cette politique fut l'ampoule.
Correctement fabriquée elle pouvait durer de très (trop) longues années.
Pas très rentable tout ça dans une société où tout est basé sur la rentabilité maximale!
Alors qu'à cela ne tienne on en a savamment baissé la qualité jusqu'au point de pouvoir quasiment en déterminer la durée de vie souhaitée.
Que l'on nous bourre le crâne d'idées consuméristes est une chose -et ce depuis le plus jeune âge- mais que l'on nous impose une mort inscrite dans les "gênes" mêmes de la chose achetée c'est tout autre chose, non?
Bombarder la tête des gens avec l'idée qu'il faut toujours avoir les objets les plus récents et derniers cris était  déjà fort peu reluisant mais imposer à ceux qui veulent conserver ce qu'ils ont d'en acheter de nouvelles par obligation est un non-sens total!
Depuis quelques années est née un grand champion de cette méthode qui a su la pousser à son paroxysme.
Ce maître incontesté c'est Apple!
Le I-phone en symbole incontournable.
Ils décidèrent donc de sortir, tout à fait sciemment, un téléphone au look révolutionnaire mais vide de toutes les innovations qui allaient avec et qu'ils possédaient pourtant lors de sa sortie.
En vendre un maximum à tous les "geeks" de la planète et puis après on sortira le I-phone 2 avec une seule et unique évolution alors qu'on en a tout un tas d'autres dans les cartons.
Vendre... vendre et encore vendre!
Re belote avec le 3 puis 3s et pareillement avec le 4 et maintenant le 4s!!!
Quel magnifique foutage de gueule!
Comme ça marche les concurrents emboîtent le pas et tout cela nous fait produire des millions de tonnes de plastique supplémentaires, de métaux, de circuits imprimés et de matériaux en tous genres!
Un seul mot: gâchis!
Un procès a même été intenté aux USA contre la marque à la pomme (véreuse?) pour avoir fait sciemment fabriquer des Ipod à durée de vie limitée par la faible durée de vie de ses batteries (à voir absolument ici: www.youtube.com/watch?v=iB8DbSE0Y90)
Dans ce très éloquent documentaire on peut y voir tous les méfaits de cette idée d'obsolescence.
On y voit et on y entend tout, ou presque, sur la bêtise de ce système voué à sa propre ruine.
Vous ferez bien attention dans le documentaire à ce qui est inscrit sur la fameuse batterie incriminée.
Le nom d'une ville y est inscrit et sonne comme un symbole!
Pour conclure nous constaterons donc que toute cette économie de marché a été construite sur l'idée d'une croissance infinie dans un monde fini!
On a ainsi laissé s'enrichir à en devenir milliardaire une ultra-minorité qui non contente d'avoir broyé de l'humain à la chaîne a en plus bousillé la planète toute entière.
Et dire que tout cela est en train de prendre fin non pas par prise de conscience mais par faute de moyens de poursuivre!
Tout comme cette société a volontairement programmé la mort de ses propres outils son modèle lui-même est voué à une mort elle aussi programmée!

PS: Comble de l'horreur on a introduit cette même ignoble pratique dans des biens touchant directement la vie des humains!
A venir un article sur les prothèses "PIP" où il semble que l'on ait volontairement bourré ces prothèses de saloperies cancérigènes .... jusqu'où, jusqu'à quand tant de mépris pour la vie?

mardi 27 décembre 2011

Laissez nous respirer!

Encore combien de temps sera-t-il Dieu possible de supporter ces flux continus d'informations qui nous assaillent et nous transpercent?
Submergés par ce tsunami permanent de répugnantes infos et nos cerveaux en sont à l'agonie.
Il nous faut alors sans cesse repousser les plus lumineuses idées vers les bords de nos cervelets harcelés par tant de méchancetés. Comment rester sain d'esprit face à une telle folie ?
En grand déversoir, le journal du soir crucifie nos malheureux esprits.
De tout ce suintement nauséabond et débordant se forme une évacuation d'égout d'egos.
Ne nous étranglons-nous pas tous de tant d'inepties ?
Dirigeants s'entretuant pour porter un peu plus loin encore de calamiteux bilans.
Grand patronnât qui sans vergogne nous abat pour nous sous tirer un euro de ci de la.
Syndicats qui finissent parfois par lever boucliers pour n'importe quoi.
Dans tout cela que reste-t-il de nos misérables petits 'moi' ?
Comme vous, je suffoque tout en rêvant d'adosser à la grande voile le petit foc.
De filer sans se retourner a-t-on encore le droit d'y seulement rêver ?
Mais quand ces raz de marées d'horreurs annoncées desserreront-ils, même qu'un instant, l'implacable effroi qu'ils font peser sur tous nos toits ?
Par pitié, laissez nous furtivement nous évader de cette prison à laquelle vous nous condamnez.
Mais alors comment donc s'apaiser de tant de pesanteur ?
Je le vois bien, je le sens bien, même nos mots d'amour peinent à nous transporter car tous détrônés par ces énormités. Même en rampant et en se tapissant leurs folies semblent toujours nous rattraper.
Il faudrait bien qu'avec nos forces restantes nous en sortions victorieux car pour rien ... rien au monde ... on ne doit vouloir se résigner.
Surtout ne pas laisser le poids de nos corps à donner à ces croque morts.

Ps : La solution est en fait si simple....
Moins ou pas de télévision, moins de consommation pour plus de temps de calme loin des écrans et du stress. Coupez tout et reprenez le contrôle de vos vies...

YS


Les brumes de nos esprits sur les hauteurs de l'Everest !

samedi 24 décembre 2011

L'au-delà d'une amitié.

"Ils s’enfonçaient doucement dans le parc à l’atmosphère à peine plus fraîche et sans même y avoir réfléchi il avait décidé de lui livrer le fond de ses pensées sans retenues aucunes et lui décochait ceci comme tout naturellement :
« Depuis le firmament des étoiles jusqu’au tréfonds de la chair de cette terre je souhaite sentir cette absinthe enivrante de l’amour.
Je voudrais déclencher cette incomparable nuit d’été à tes côtés dans les parcs du Vésinet par des conversations qui flirteraient les étoiles jusqu’aux confins de l’infini car c’est bien de Lui dont nos mots se gorgent depuis des mois pour imprégner nos esprits et rendre nos sangs fourmillants.
Quelle merveille de pouvoir s’en aller là où personne ne s’en va et ne semble vouloir se rendre !
Que ce soit dans la fureur du bruit et de la foule ou dans le calme de ces jardins cachés par le voile bleuté de la nuit, aucun endroit n’a pu résister à nos départs pour le fin fond de cette galaxie des beaux sentiments.
Quel bon-heur de sentir cette communauté de pensées !
Sous cette lune nous allons faire communion de notre foi, avec nos qualités et nos défauts de simples êtres humains !
Oh ! Ne prends surtout pas ce mot de « simple » comme un adjectif péjoratif.
Il est tout le contraire tellement il sent la plénitude.
Simples êtres humains se délectant ici des doux parfums de fleurs et d’arbres cherchant le repos rafraîchissant d’après une journée de fortes chaleurs.
La nature se livrait à nos sens comme je m’ouvrais en plénitude à ton esprit.
Simples êtres humains capables de s’émerveiller des goûts les plus accessibles… de la source d’eau chargée de la force de la terre jusqu’aux nectars des fruits les plus sophistiqués, fils et filles de l’astre !
Simples êtres humains enivrés de la caresse que peuvent donner nos mains sur l’ensemble de la création.

Combien j’aime cette simplicité que pourtant nous assassinons au jour le jour de notre fainéante vieillesse gagnante !
Pourtant la vie me rappelle à l’ordre et me réapprend à vivre chaque jour ainsi qu’à goûter avec allégresse au simple fait d’être là !
Je suis présent et je ressens bien la nécessité de cette expérience unique pour mon esprit.
Apprendre avec toute l’innocence d’un nouveau venu encore je le veux et je l’aimerai.
Mon temps de passage ne sera pas plus long qu’un furtif instant de bonheur puis j’irais rejoindre tous ces esprits déjà mûris des expériences terrestres pour me fondre à leur sillage.
Les plus beaux secrets sont souvent sous nos yeux, à portée de la main !
Le sais-tu ?
Nous ne les voyons peut-être pas à cause de leur singulière banalité apparente qui est en fait d’une pure et parfaite simplicité.
Quand je repense à tous ceux qui peuvent nous entourer dans nos moments de mots en furies et qu’aucun d’entre eux ne semble pouvoir repérer les radiations communiantes que nos regards se lancent l’un à l’autre !
Peut-être sont-elles trop simples et innocemment belles pour être visibles ?
C’est pourtant assurément du regard que l’on peut au mieux percevoir ce surplus qui nous dépasse et si de tes yeux parfois déborde ce trop-plein d’infini qui par chance vient à croiser mon regard, alors tout un pan de toi m’envahit et me transperce de toute part.

Je ne m’en effarouche pas, bien au contraire, car un sentiment d’envie de partage sans faille en découle.
Je sens dès lors que l’étincelle de mes yeux vient foudroyer ton cœur qui m’accueille avec félicité et joie ! »

Théophile avait-il perdu la raison pour se donner ainsi ?
Enfin, ils restèrent là de longues minutes, assis à même cette terre encore brûlante, sans ne plus mot dire ! (Maudire ?)
Leurs séants à même le sol, ils paraissaient comme terrassés, pareillement vidés d’une merveilleuse séance d’amour qu’ils ne feraient pourtant jamais !
Tantôt les yeux rivés au ciel étoilé, tantôt s’échangeant leurs prunelles, dans ce presque parfait silence.
Ils venaient de communier ensemble et s’en trouvaient radieux.

Nuitée à jamais gravée dans sa mémoire.
Une fois de plus tout était limpide et sans arrière-pensées.
Les meilleurs amis du monde se tenant la main comme des enfants !"

Extrait de mon livre: HEALEY "Les maladies du bien".

mercredi 21 décembre 2011

Du journalisme?

Voilà donc plusieurs jours que dure la grève des personnels de sécurité des aéroports de Lyon et de Roissy.
Comme à chaque fois notre gouvernement se satisfait de sa fameuse phrase:
"Les usagers sont pris en otages."
C'est facile mais il y a tout de même un problème!
N'est-il pas juste un peu simpliste de tirer à boulets rouges sur les grévistes sans prendre la peine de nous expliquer ce qui se passe exactement et surtout comment on en est arrivé là!
De la part de ce gouvernement rien d'étonnant car leur stratégie est claire : faire reculer TOUS les droits et acquis sociaux afin de retourner au plus vite à des conditions dignes du roman "Germinal".
Un statut que l'on aurait sans doute jamais du quitter à leurs yeux!!!
Ce qui régresse d'un côté engraisse de l'autre donc tout va bien!
Pour ce qui est du gouvernement c'est donc limpide mais pourquoi les journalistes se contentent-ils de nous livrer des informations brutes et avec un éclairage que trop partiel (voir inexistant)?
On peut ainsi faire passer les protagonistes -quel que soit le côté choisi de la barrière- pour des irresponsables patentés.
Bien sûr dans tout cela il faut bien reconnaître que c'est une parfaite galère pour les usagers mais pourtant nous ne savons toujours pas qui sont les plus responsables de cette situation.
Faire du journalisme aujourd'hui se résume-t-il à envoyer un cameraman, un preneur de son et un commentateur?
Oui oui! un commentateur car un journaliste digne de ce nom serait en mesure de nous décrire les tenants et aboutissants de toute cette histoire.
Des choses simples du genre:
-Y a-t-il eu des négociations préalables à la grève?
-Quel est le salaire d'un agent de sécurité?
-Combien d'heures travaille-t-il par mois?
-Quelles sont ses conditions de travail?
-Quels bénéfices dégagent la société qui l'emploie afin que l'on puisse se rendre compte de la possibilité ou non d'une augmentation?
-Quels sont les salaires perçus par ses dirigeants?
De tout cela on ne sait rien du tout et c'est bien là qu'est le problème!
Il est dès lors impossible de nous faire une idée claire sur ce que nous devons en penser faute d'informations.
Ce qui est d'autant plus grave c'est qu'il semble que tellement d'autres informations soient traitées de la même sorte.
Ainsi on reste dans le flou et cela nous conduit à l'a priori.
Par contre pour ce qui est de l'ensemble des tenants et aboutissants du contrat du footeux Beckham là tout est super bien détaillé!
Le montant du contrat, ses revenus mensuels (800.000 euros par mois!), ses commissions sur les ventes de maillots, les sommes que lui reversent ses sponsors... tout y est!
On a même le droit aux détails sur ses futurs logements, l'école de ses enfants et les humeurs capricieuses de sa femme en passant par une possible remontée des champs elysées en escorte jusqu'à la boutique du psg!!
Est-ce que vous le voyez bien le niveau de déliquescence et de connerie de notre société là?
Un beau travail journalistique de fond sur un joueur de foot de 37 ans sur le retour contre le quotidien de centaines d'agents de sécurité!
Suffit-il donc de se contenter de balancer des infos dans le poste pour faire du journalisme?
Présenter un journal d'informations c'est bien sûr fait pour INFORMER!
Est-il vraiment nécessaire de rappeler combien la façon de traiter les infos influence le jugement des gens et surtout en période de campagne présidentielle?
Avez-vous tous déjà oublié comment nous avons été manipulés lors des deux dernières présidentielles avec le trop fameux thème de "l'insécurité"?
Mesdames et Messieurs les journalistes ne vous rendez vous donc pas compte de la responsabilité qui est la votre dans tout cela?
Pensez-vous vraiment que toutes les informations que vous avez glané sur David Beckham soient d'une importance si capitale pour l'avenir de notre société face aux jours d'argent perdus par des gens qui ne doivent pas gagner des fortunes et qui font -eux- ce qu'est l'économie réelle d'un pays?

Une des seules propositions intéressante que nous a livré François Bayrou était de veiller à ce que les politiques n'aient plus de connivences avec les grands médias car c'est ainsi que l'on en arrive à ce genre de dérives où il est tellement plus intéressant de porter notre attention sur des futilités sans nom plutôt que de couvrir des événements ô combien plus importants.
Ainsi sur Wikipédia à Martin Bouygues (TF1/LCI) on peut lire:

ASCENSION:
Malgré les réussites, dont le lancement de Bouygues Telecom (1994), de LCI (1994), de TPS (1996), il ne parvient à se faire reconnaitre comme digne successeur de son père qu’à l’occasion de la tentative de raid de Vincent Bolloré.
Entré au capital fin 1997, Vincent Bolloré, qu'il connaissait pourtant déjà en CM1[3], a rapidement remis en cause sa gouvernance, en contestant dès mars les comptes 1997 du groupe Bouygues. Le conflit n'aura de cesse de s’intensifier jusqu’au rachat de la part de Vincent Bolloré, pour une valeur de 580 millions d’euros, par la holding de François Pinault, Artemis en décembre 1998. Vincent Bolloré encaisse dans cette transaction une plus-value de 230 millions d’euros. L'antipathie est persistante, et Martin Bouygues ne sera pas présent au mariage de sa nièce (fille de Nicolas Bouygues) avec le fils de Bolloré[3].

Collusions avec le pouvoir politique

Il est le témoin du second mariage de Nicolas Sarkozy ainsi que le parrain de son fils Louis. Il a été invité à la réunion du Fouquet's du 6 mai 2007, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy.

Revenus

Martin Bouygues a perçu 4.140.860 € en 2007, 3.477.338 € en 2008, 3.472.647 € en 2009 au titre de P.DG de Bouygues[4].

Distinctions


Le poids de la télévision est devenu tellement crucial dans notre quotidien qu'il est de notre devoir d'exiger qu'elle ne soit plus entre les mains de quelques manipulateurs aux intentions mauvaises.
Heureusement depuis quelques mois nous assistons à la naissance de nouveaux médias dans la presse écrite (Mediapart par exemple) qui semblent vouloir faire un vrai travail d'investigation et d'information au point d'être décris comme des "fascistes" ça donne une idée de la gêne que ces gens occasionnent dans l'ordre établi!
.... pourvu que cela continue!


Elle est pas belle la brochette?

lundi 19 décembre 2011

Jesus marche sur l'eau.

Pour ceux qui me suivent et me lisent depuis le début de la courte aventure de ce site, je tiens à faire une précision de première importance avant que d'aborder ce nouveau sujet.
Je ne suis membre d'aucun parti politique pas plus que je ne revendique de religion en particulier.
Ma seule ligne de conduite reste de continuer à apprendre à être libre.
Je tente ainsi de me séparer de toutes chaînes sociales, morales, politiques ou religieuses.
J'aime trop apprendre de tous et de tout pour aller m'enfermer dans un carcan tout autant que j'apprécie de pouvoir me remettre en cause et partager mes expériences ou mes réflexions avec vous tous. Ceci étant dit, je souhaiterai donc aborder un sujet cher à la chrétienté tout en conservant un regard assez personnel et le plus détaché que possible de toute forme de dogme.

La symbolique de l'eau:
Dans l'ancien testament - tout comme dans le nouveau d'ailleurs - la symbolique de l'eau y est très forte. On pense (à tort) qu'elle ne représente que la vie et uniquement la vie.
C'est pourquoi je voudrais ici prendre trois exemples tirés de la Bible et démontrant combien l'eau en mouvement est souvent un signe de mort.
Chronologiquement nous commencerons donc avec Moïse.
Voilà un personnage qui a côtoyé les eaux depuis sa plus tendre enfance puisqu'il est appelé le "sauvé des eaux". Initialement voué à mourir, c'est en voguant sur les flots d'une rivière et dans un simple panier qu'il échappa à la mort.
Il retrouvera les grandes eaux en provoquant l'ouverture de la mer rouge s'écartant devant lui et sauvant ainsi le peuple juif du joug pharaonique.
Passage qui signe un épisode extrêmement important et pour le moins fondateur pour l'ensemble du peuple juif.
Aucune difficulté ici à voir la symbolique d'eau synonyme de mort  puisque celles-ci se referment sur Pharaon et son armée sitôt le passage de Moïse et des siens achevé alors qu'ils étaient tous voués à périr sans ce miracle.
Là on peut voir sans équivoque possible que l'eau est bien synonyme de mort.



Le second exemple est déjà moins évident et ravira ceux qui ont fait baptiser leurs enfants plutôt par tradition et sans connaître toutes les significations du baptême.
Parlons donc de Jean-Baptiste (son grand instigateur) qui accueillait sur les bords du Jourdain tous ceux qui venaient à lui. Mais qu'y faisait-il exactement ?
En premier lieu, il est dit qu'il y vivait en ermite, dans le dénuement tout en se nourrissant principalement d'insectes.
En second lieu, que finissant par jouir d'une très grande réputation d'homme de bien, il y recevait tous ceux qui venaient se confesser à lui.
De nombreuses personnes voyageaient alors jusqu'à Jean-Baptiste pour prendre conseil et réfléchir sur le sens de la vie. C'est à cette occasion qu'il pratiquait sur eux le baptême.
Se rendaient donc à lui des personnes "mortes" à leur foi, à leur religion, à leurs devoirs ou à leurs rites afin de tenter de recouvrer leur volonté tout autant que leurs capacités.
Ainsi Jean le Baptiste invitait ses hôtes à le suivre dans les eaux du Jourdain et les y immergeait en totalité jusqu'à leur mettre la tête sous l'eau. Là se trouvait la forte symbolique.
L'homme "mort" à lui même achevait dès lors complètement le mauvais cycle dans lequel il s'était mis en "tuant" l'homme ancien qui se trouvait encore en lui jusqu'à sa venue au près du saint homme.
Plongé entièrement sous les eaux de la mort en ressortait donc un être nouveau.
Une espèce de remise à zéro des compteurs, un nouveau départ, une peau neuve en quelque sorte.
Une façon aussi de matérialiser une profonde et sincère envie de se changer en profondeur... de renaître à soi.
Jean-Baptiste faisait tout simplement mourir en eux l'homme ancien qu'ils ne voulaient plus être.
Cela rappel assurément le dernier conseil "va et ne pêche plus" dont Jésus exhortait ceux qui étaient venus le trouver afin d'être complètement guéris.
Jésus vint aussi jusqu'au Baptiste et lui demanda même de pratiquer sur lui le fameux rite... Faut-il y voir le coup de départ de son propre ministère ?


Et là vient donc notre troisième et dernier exemple.
Au soir d'une longue journée à avoir sillonné les campagnes accompagné par ses disciples, le Christ leur demanda de prendre une barque pour rejoindre l'autre rive et qu'il les y rejoindrait plus tard.
Lui, de son coté, s'en allait prier Dieu sur la montagne.
Assuré -mais sans doute pas rassuré- par la confirmation du sort qui serait le sien et qui l'attendait irrémédiablement. C'est tout auréolé de gloire et en marchant sur les eaux qu'il rejoint ses disciples.
Accomplissant ce miracle, il ne faisait  que révéler à ses disciples le destin qui lui était inéluctable.
Jésus va souffrir... Jésus va mourir mais plus que tout, Jésus marche au dessus des eaux de la mort et donc : Jésus ressuscitera !
C'est en rendant possible ce miracle qu'il leur annonce qu'il va vaincre la mort en marchant sur elle d'un pied léger et gracieux.
En tant qu'Homme , il connaîtra lui aussi la souffrance physique qui peut atteindre chacun d'entre nous mais il nous promet aussi, ici, que la mort ne doit pas être vue comme un anéantissement.
Allégorie ou réalité ?
Renvoyons chacun à ses propres croyances et à ses convictions quant à la possibilité d'un tel miracle.
Bien sûr, j'ai ma propre idée sur ce miracle mais il ne me parait pourtant pas si utile de vous l'exposer et je vais vous dire pourquoi.
Tout ce qui touche à la foi peut-être dit et partagé mais surtout pas imposé comme une vérité indiscutable car c'est ici que naissent les fanatismes, les dogmes et surtout que meurt tout possible amour de Dieu.
Créés libres de tout, il nous faut respecter cet état de fait en acceptant aussi bien les croyances de certains que l'athéisme d'autres. La seule règle impérative à toute croyance restant le respect de l'intégrité physique, tout autant que morale, d'Autrui.
En fait, pour le reste peu importe que vous y voyiez une allégorie ou une vérité car le plus important  est ailleurs. Tentons plutôt de découvrir l'infini force des enseignements qui sont déposés dans toutes les formes de spiritualités.
Restons alertes à toutes les possibilités qui nous sont offertes afin de nous rendre meilleur à chaque jour. Voilà l'essentiel et le primordial !
Lorsque l'on devient son propre chasseur de mauvaises intentions, on se rend vite compte qu'il y a sans cesse quelque chose à améliorer en soi avant que de le réprimander chez l'autre.
Dès lors, être à l'affût de ses propres travers se fait à plein temps et surtout par tous les temps.
De l'anticyclonique félicité à la dépressionnaire déprime !
C'est probablement à cette fin que Jean-Baptiste immergeait ses hôtes ... Celle d'ouvrir en eux la fenêtre de la joie résurrective toute tournée au perfectionnement de soi.

YS

jeudi 15 décembre 2011

Sans frontières.

Dans ce monde de rien où tout n'est que vide je flotte comme un filet de souffle.
Comme après toute flotte il ne restera que boue.
Ainsi, comprenez-vous qu'enfin jamais rien ne sert que tu bous!
De toute l'hystérie de la vie que restera-t-il une fois parti?
Même de la finesse ciselée des plus beaux corps il ne restera qu'eau ... de celle où flotte les temps.
Alors, sereinement tu apprends à t'enfoncer lentement et paisiblement dans les poussières de tes propres cendres.
Du non-être au rien retournons donc nous anéantir et là  prions pour ne plus avoir à revenir.
Entrez! entrez donc molécules soeurs dans l'infinité du vide.
Toi, l'animal que tu manges, le sol qui te soutient, la pierre qui te protège des vents, le fruit qui te régale ... tout est transpercé de ces mêmes particules qui nous (re)conduisent à la plénitude du Zéro.
Ah! la tristesse que voilà me dites vous!
Non ... ne crois pas cela car ta félicité est là.
Sans frontières née la terre, sans frontières l'univers, sans frontières enfin ton petit air.
Des mots, rien que des mots... des mots de rien jusqu'à l'Infini ......

lundi 12 décembre 2011

"L'ami américain"

Selon un sondage réalisé aux USA dans la liste des préoccupations des Américains le réchauffement climatique arrive en avant-dernière position.
Ça laisse perplexe, non?
Non content d'avoir imposé la financiarisation du monde qui nous a conduit là où nous en sommes, non  content d'être le pays le plus pollueur au monde (avec la Chine) ... pour couronner le tout :
ils s'en foutent complètement!
J'ai constaté que des gens encore sains d'esprit se demandaient pourquoi la haute finance ne s'attaquait pas à la dette américaine tout comme elle pilonne celle des États de l'union européenne.
C'est vrai que là les dieux de la finance s'en donnent à cœur joie depuis plusieurs mois et encore plus depuis que la dette américaine a été, elle-même, dégradée. (coïncidence?)
On ne tire pas sur une ambulance se disent-ils peut-être?
En fait, il y a plusieurs raisons à cela et donc plusieurs réponses à envisager.
En premier lieu, il semble que les attaques massives sur les dettes souveraines de la Grèce, du Portugal, de l'Italie puis de toutes les autres à venir soient coordonnées depuis les USA.
C'est une approche subjective que l'on peut bien sûr contester mais à laquelle je crois vraiment.
En second lieu, il y a le fait que les États-Unis sont déjà totalement en dehors de contrôle et complètement en faillite au point que les attaques, comme celles que l'on fait subir à la CEE, provoqueraient l'effondrement immédiat du système financier mondial.
La FED a déjà bien abusé de la planche à billets ces derniers mois en en faisant peser tout le poids sur le reste des autres économies.
En cas d'attaque financière personne ne doute qu'ils soient prêts à faire encore plus dans ce domaine et cela décourage quelque peu les gros opérateurs.
Les États-unis conservent encore ce triste privilège d'avoir réussi à imposer le dollar comme monnaie de référence internationale et si cela venait à changer tout s'écroulerait aussitôt pour eux et par voies de fait pour l'ensemble des spéculateurs aussi.
Saddam Hussein avait bien menacé les USA de vendre son pétrole en euros et non plus en dollars tout en invitant les autres pays du monde arabe à le suivre... (à méditer)
Par contre la CEE et sa banque centrale indépendante se refuse à faire tourner cette fameuse planche à billets et en s'attaquant à ses membres on peut assez aisément finir de les pousser à rentrer dans le moule néo libéral états-unien.
C'est vrai que vers chez nous il reste encore un petit peu de marge !
Alors supprimons donc le salaire minimum, dilapidons les services publics et piétinons le droit du travail. Faire disparaître tous ces vieux machins inutiles permettra de dégager de nouvelles marges de profits colossaux pour les financiers et leurs actionnaires.
Voilà donc le cheval de bataille de nos amis néo libéraux.
Ils sont absolument prêts à tout pour parvenir à leurs fins et ne vont reculer devant rien ni personne.
Si la marge restante aux énormes profits se trouve en Europe alors pas d'hésitations et on met le paquet dessus jusqu'à ce qu'ils adoptent nos vues et puis après nous le déluge !
Le déluge oui, car il est fort probable qu'aucune mesure ne les stoppe car il en va de la prolongation de ce système jusqu'à son inéluctable effondrement.
Pas trop difficile de nous faire plier en plaçant à la tête des institutions européennes d'anciens grands "bandits" dirigeants de banques d'affaires telles que Goldman Sachs !
Ça va être vite torché tout ça puisque nos propres dirigeants sont à leur solde. Chez nous aussi on a adopté l'option "télévision décérébrante" comme aux USA parce que ça a super bien marché là-bas !
Il faut bien qu'ils mettent toutes les chances de leur côté tout de même, non?
Alors on installe confortablement le bon peuple devant de la télé réalité où tout le monde dézingue tout le monde pour le plus grand plaisir de millions d'yeux en manque de haine et de rapport de force.
Le tout bien gavé de bouffe insipide et dégueulasse évidemment !
Pendant ce temps là voilà comment l'administration américaine arrive encore à faire croire à sa population que toutes les emmerdes financières mondiales sont dues à cette bonne vieille Europe !
Ils vont même nous donner des leçons sur la manière de régler nos dettes qui pourtant restent une plaisanterie au regard des leurs.
Ce pays détient les plus tristes records de calamités mondiales mais continue de se penser comme étant le grand éclaireur du monde "libre".
Record absolu du nombre de personnes tuées par des armes à feux où on s'achète un fusil comme on irait acheter une baguette de pain vers chez nous. Record des cultures transgéniques en plein champs, autorisation d'utiliser des hormones pour engraisser le bétail, record d'obèses incapables de se mouvoir normalement, record du nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté des pays riches, record d'exploitation du gaz de schiste qui tue ceux qui ont le malheur d'habiter autour des gisements, record de ...
Et donc : pays le plus pollueur au monde où la base de l'éducation se résume à essayer d'avoir toujours plus que son voisin. Plus gros 4x4, plus grosse maison, plus grosse piscine ... plus, toujours plus.
Pour bien finir cette énorme farce ils ont à leur tête un prix nobel de la paix qui a tranquillement achevé ses petites guerres en Irak et en Afghanistan, n'a pas été foutu de faire fermer son centre de torture de Guantanamo pas plus que de revenir sur l'ineptie du refus de signature du protocole de Kyôto !

Si vous pensez que ce billet est une vitrine d'antiaméricanisme primaire alors vous faites erreur car je sais combien il y a d'américains conscients de tout cela et qui, d'ailleurs, commencent à se faire de plus en plus entendre aux quatre coins de leur pays.
C'est juste que cette nation avec sa grande jeunesse historique a réuni les conditions pour produire ce désastre mais nul doute que cela aurait pu se faire n'importe où ailleurs puisque la bêtise ne connaît aucune frontière ! La preuve en est puisque ce modèle s'exporte si bien un peu partout dans le monde depuis une dizaine d'années.
En soutien total à "occupy Wall Street".

Y.S

le drapeau retourné est, à la base, un code militaire signifiant la détresse mais il a été repris par tous les américains qui luttent contre le système qui leur est imposé depuis plusieurs décennies.


jeudi 8 décembre 2011

Bêtes à en mourir?

Hé oui! notre bonne vieille société ultra violente ne peut plus se contenter du fanatisme aveugle et décérébré de la plupart des supporters de foot.
Cela ne suffit plus à contenir les haines ou toutes autres frustrations dont tout un chacun est submergé chaque jour.
Pourtant on était déjà dans la bêtise bien grasse et lourde avec le "fan" de foot.
Des milliers et des milliers de forces de police bloquées tous les week-end pour éviter que des pseudo supporters ne s'entretuent pas avant, pendant ou après leur "messe" footbalistique!
Oui oui : "messe" car cela remplace idéalement le fanatisme religieux qu'ils dénigrent à moins que, parfois, ils ne couplent les deux ensemble!
Essayez d'imaginer juste une seconde ces mêmes matches sans la présence totale des CRS pour les empêcher de se massacrer!
Nul besoin de les écouter plus de cinq minutes pour comprendre que leur match et leur "équipe" cristallisent cet instant grégaire tel le chien pissant sur tous les poteaux du quartier à seule fin de marquer son petit territoire.
Si un autre mâle a le mâle-heur de venir balancer ses phéromones dans le coin alors il faut l'anéantir.
Faute de pouvoir en découdre aux abords des stades, ils se donnent donc rendez-vous avant ou après le match dans un lieu secret afin d'en défaire à coups de poings, de pieds, de barres de fer ou de tout ce qui peut briser la petite gueule du fanatique d'en face.
Ça vole trop haut!
Apparemment oui... ça vole encore un peu trop haut pour les adeptes du "free fight".
Là, c'est certain y'à pas d'ambiguïté possible... un seul but, faire le plus mal possible et aussi rapidement que concevable.
Pas de règles autres que celles de la haine aveugle et ultra violente.
C'est tellement bon qu'il n'y ait pas de règles à la con et que la seule limite soit celle de la souffrance ultime du vaincu.
Ce qui est d'autant plus génial c'est qu'en plus des entraînements de fous furieux qu'ils s'infligent ils sont plein de produits dopants et de stupéfiants qui repoussent la douleur et multiplient la force.
Du coup, et immanquablement, cela produit des combats hors normes.
Enfin, tout pour plaire aux frustrés de la vie pour qui la violence est la seule possibilité de résoudre durablement les problèmes (tout au moins le pensent-ils!).
"La loi du plus fort, ça oui c'est efficace pour remettre les choses en place et dans le droit chemin." qu'ils disent.
Comme ils doivent en rêver de la glorieuse époque romaine ces gens-là.
Les lions, les tigres, les coups de glaive dans la gueule... que du lourd quoi!
Toujours et encore les rapports de force partout comme si l'Homme était totalement incapable de simplement partager l'émerveillement fantastique de ce qui lui est offert ici bas.

"Toute conquête engendre la haine car le vaincu demeure dans la misère.
Celui qui se tient paisible, ayant abandonné toute idée de victoire ou de défaite se maintient heureux."
Bouddha.



dimanche 4 décembre 2011

Politiques vs politicards.

Les remous provoqués par le comportement d' Eva Joly ont mis en lumière la trop grande différence entre les politiques professionnels qui comptent ne plus rien faire d'autre toute leur vie durant et ceux qui y viennent avec une envie sincère de faire avancer les choses.
Madame Joly est de celles qui veulent apparemment vraiment tenter de reformer ce système.
Contrairement au politicard lambda elle a consacré sa vie à une cause qu'elle trouvait juste, en l'occurrence la magistrature.
L'ironie ici c'est que la plupart des têtes d'affiches de nos politicards viennent, eux aussi, du milieu judiciaire mais en exerçant le métier d'avocat.
Ah! avocat, la profession qui sur le papier donne la merveilleuse impression d'être un des plus beaux et des plus nobles métier du monde et qui s'avère, au final, être pour beaucoup complètement pourri et machiavélique.
Défendre la veuve et l'orphelin ne rapporte rien alors qu'à cela ne tienne les ténors du barreau défendront les puissants et les "mafieux" au prix d'honoraires forts juteux.
Vous l'aurez bien compris: ceux qui atterrissent en politique sont (malheureusement) les seconds!
L'archétype étant l'avocat qui défend les plus corrompus et sans pitié des hommes d'affaires ou autres très grands patrons voyous.
Le pilier du métier, c'est la Rhétorique.
[Rhétorique: ensemble de règles qui permettent de s'exprimer avec éloquence.]
Voilà ce que l'on apprend vite lorsque l'on exerce cette profession sous peine de ne jamais percer.
Il est primordial d'avoir une élocution parfaite et de savoir mettre les choses en valeur.
Mais le problème est qu'ils ne se contentent guère longtemps d'être de bons rhéteurs.
Vient alors le sophisme.
[Sophisme: Raisonnement qui semble valide mais dont un élément au moins est faux, le sophisme est généralement volontaire et fait avec l'intention de tromper.]
Cette pratique est donc extrêmement précieuse pour défendre des malfaisants dont on connaît parfaitement les agissements.
On apprend alors à embobiner son auditoire tout en se moquant complètement de connaître les conséquences dramatiques qu'auront les mensonges et les manipulations dont on aura fait preuve.
Qu'importe: il faut gagner et c'est tout!
Bien sûr que tout le monde a le droit d'être défendu mais là on ne fait pas que ça car on est prêt à écraser la petite gueule de l'autre quand bien même on en sait l'innocence.
C'est donc au sein des prétoires que nos plus grands politicards ont fait leurs classes.
Apprendre à duper, à travestir, à mentir comme un arracheur de dents afin de faire gagner coûte que coûte leurs truands de clients ne leur pose aucun problème.
Ça marche et même très bien!
Voilà comment leur vient donc l'idée merveilleuse de se lancer en politique puisque l'art du sophisme fonctionne parfaitement bien.
Ainsi se fait la métamorphose directe d'avocat à politicard sans passer par la case "homme politique".
Et pourtant "politique" n'est pas une profession mais bien une vocation.
Voilà donc pourquoi une femme comme Eva Joly sème la pagaille, le trouble et s'attire les foudres de l'ensemble des politicards de droite comme de gauche.
Elle fait l'unanimité sur elle pour le coup et nombreux sont ceux qui rêvent qu'elle dégage ... et vite même!
Qu'est ce que c'est que cette femme qui veut garder des convictions et qui dénonce les arrangements électoraux de son propre parti avec le mastodonte socialiste blindé de carriéristes?
Du coup, elle sera entouré de conseillés ce qui signifie qu'on va lui apprendre à fermer sa bouche et à ne surtout pas mettre en péril cette corporation de politicards/avocats.
Tout cela signifie malheureusement que notre corps politique est presque exclusivement composé d'avocats et d'énarques.
Des gens qui manient les théories et les beaux discours comme personne mais qui ne partagent vraiment pas grand chose avec les peuples qu'ils sont censés représenter.
Voilà tout le drame de ce qu'il reste de notre démocratie.
En avocat, ils défendaient sans état d'âme des gens dont ils connaissaient la culpabilité et en mode "politicard" ils continuent de mentir, de manipuler et souvent pour ceux qui étaient leurs anciens clients... la boucle est bouclée!
Tout ce système est verrouillé et personne d'autre que ceux déjà passés en revue au préalable ne peuvent avoir une chance d'y changer quelque chose.
Madame Joly (qu'on apprécie ou pas ses convictions politiques car là n'est pas le plus important ici) y fait figure d'ovni et en tant que telle va être copieusement pilonnée par tout le monde.
Faut-il de l'opiniâtreté pour continuer dans ces conditions ... à moins qu'elle ne finisse par rentrer dans le rang?
Arrivée au point où elle en est, à sa place, je me ferais un plaisir de dénoncer tout ce système mafieux et corrompu jusqu'à l'os.
Finir en beauté quoi!

vendredi 2 décembre 2011

Nirvana, me revoilà.

S'évader, s'envoler ou s'en-fuir de ces fuites qui se coulent au fond des gorges.
Disparaître aux feux des flots flous et dans une ultime évaporation enfin n'être plus rien.
Écarté des super-flux pour, sur cette feuille en rosé érodée, aller s'y couler.
Quelle douce sensation que de n'être sans plus aucune réflexion.
Un esprit évincé de toutes pensées d'où seul est née la seule véritable liberté.
Atomes de pensées aux vents écartelés depuis drapeaux éparpillés à tous sommets.
Alors force se fait d'apaiser jusqu'aux océans et ses soeurs alizés.
Ensemble qui s'apprête à se redonner à sa primale nécessité d'une nature tout d'amour donnée.
En approche du temps où tout se détend j'aurais tant aimé pouvoir dire:
Nirvana me revoilà!