jeudi 15 décembre 2011

Sans frontières.

Dans ce monde de rien où tout n'est que vide je flotte comme un filet de souffle.
Comme après toute flotte il ne restera que boue.
Ainsi, comprenez-vous qu'enfin jamais rien ne sert que tu bous!
De toute l'hystérie de la vie que restera-t-il une fois parti?
Même de la finesse ciselée des plus beaux corps il ne restera qu'eau ... de celle où flotte les temps.
Alors, sereinement tu apprends à t'enfoncer lentement et paisiblement dans les poussières de tes propres cendres.
Du non-être au rien retournons donc nous anéantir et là  prions pour ne plus avoir à revenir.
Entrez! entrez donc molécules soeurs dans l'infinité du vide.
Toi, l'animal que tu manges, le sol qui te soutient, la pierre qui te protège des vents, le fruit qui te régale ... tout est transpercé de ces mêmes particules qui nous (re)conduisent à la plénitude du Zéro.
Ah! la tristesse que voilà me dites vous!
Non ... ne crois pas cela car ta félicité est là.
Sans frontières née la terre, sans frontières l'univers, sans frontières enfin ton petit air.
Des mots, rien que des mots... des mots de rien jusqu'à l'Infini ......