lundi 6 février 2012

Comment prier?


Immense sujet que celui-là!
Ce qui suit n'est évidemment qu'un éclairage et une voie parmi tant d'autres.
Commençons en tout premier lieu par détendre les athées les plus récalcitrants en leur disant que si le mot "prier" sous-entend bien évidemment de croire en Dieu il y a pourtant un magnifique chemin qui s'ouvre à eux aussi.
Ils peuvent donc prendre la peine de continuer cette lecture !
Voyez: il vous suffit de bien vouloir remplacer le mot "prier" par celui de "méditer" ou de "se recueillir" et tout y restera pratiquement intact.
Ça vaut donc le coup de poursuivre.
Certains vous diront que ce n'est pas pareil que de "prier Dieu" mais ma recherche primaire est essentiellement d'ouvrir mon esprit et il est bon (indispensable?) de penser que cela puisse rester ouvert à tous et donc aux croyants comme aux non-croyants.
De plus, il m'est arrivé très souvent de constater que ceux qui disent ne croire en absolument rien sont très rares.
Énormément d'entre nous confondent la religion et ce que peut - ou pourrait - être une force créatrice.
D'ailleurs presque tout le monde croit en quelque chose.
Dieu, une force créatrice, l'âme, l'esprit ou même une entité qu'ils ne peuvent ou ne veulent pas nommer.
Le résultat est finalement si approchant qu'on en déplore d'autant plus que cela puisse provoquer de la haine allant jusqu'au fanatisme le plus aveugle et le plus meurtrier !
Alors revenons donc à notre question initiale: Comment prier?
Ce devrait être un exercice plutôt simple puisque très personnel mais justement on ne sait pas par quel moyen on pourrait bien parler aux autres de nos difficultés.
Je vous épargne de biens trop longs discours sur mes propres années de tâtonnements dans ce domaine.
J'ai la vive impression que très nombreux sont ceux, tout comme moi, qui ont connu les terribles difficultés que l'on peut rencontrer dans la matière.
Et puis ... un jour pas fait comme un autre ouvre mystérieusement la voie à de bonnes lectures ou surtout à une bonne rencontre qui va tout changer.
Là, tout à coup, des années entières de faibles pratiques ouvrent grandes les portes à quelque chose de puissant tout autant que de beau.
Une sorte de félicité lumineuse dégage les chemins obstrués pour fondre sur et dans vos mots maladroits: quelle jouissance !
La froide et vide récitation liturgique se transcende ainsi pour devenir aussi chaleureuse que puissante.
Comme j'en ai ânonné des trop tristes "Notre Père" avant qu'ils ne prennent corps !
Alors comment tout cela a-t-il pu changer me demanderez-vous !
En y ajoutant le plus simplement du monde des petites pratiques nouvelles auxquelles jamais je n'avais pensé jusqu'ici.
Comme faire le bilan... oui le bilan !
À compter de ce jour, à chaque nuit que je rejoignais mon lit et j'y faisais un bilan de cette journée achevée. Ainsi se lançait ma prière... mon recueillement.
Pour bien faire, il fallait surtout commencer par bien respecter une première et indispensable condition que celle de ne JAMAIS se mentir à soi-même.
Sinon, voilà l'infinie supercherie que celle-là !
Surtout ne rien se cacher et puis, il n'y a rien à resquiller puisque c'est une affaire qui se trouve en moi et avec moi-même.
Il faut alors débuter l'exercice par un passage en revue de tous les faits marquants de la journée écoulée, les identifier, les analyser, les comprendre.
Surtout bien séparer les constructifs des destructeurs, ceux porteurs de joies et de bonheurs de ceux blessants et réducteurs.
Ne jamais refuser de les regarder bien en face et surtout d'y décortiquer les raisons et motivations profondes. Quel intérêt?
Tout simplement celui de se réformer soi-même et surtout en profondeur !
Éradiquer progressivement ce que l'on produit comme malheur aux autres et qui  fera, par voies de fait, obstacle à notre propre bonheur.
C'est tout de même bien dommage de se faire obstacle à soi-même, non?
Par ce simple entraînement, j'ai appris à reconnaître en mon propre sein mes vilains penchants dès qu'ils venaient à se présenter aux portes de ma conscience.
Et voici donc comment se métamorphosa une bête récitation en une pratique concrète donnant sens et caractère au reste de ma prière.
Tout ne devient pas aussitôt -et comme par enchantement- simple mais par cette pratique un retournement durable se fit en moi et m'aida sincèrement à progresser.
Enfin, ne pensez surtout pas que seuls comptent les actes car dans ce domaine l'ensemble de nos faits ne sont que les fruits de nos pensées.
Ainsi en apprenant à maîtriser nos pensées nous trouverons des chemins nouveaux pour reformer nos actes, ce qui reste évidemment comme le plus important.
Voilà ce que fut le premier ingrédient ajouté à ce que j'avais l'habitude de faire et il ne coûte rien de l'essayer.
Si vous ne faites que débuter... alors dites vous que c'est un bon début !

Ps: cette pratique en a ouvert d'autres que je me ferais une joie de vous détailler bientôt.


« Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous.  »




Gandhi

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