samedi 14 décembre 2013

La trouille capitaliste

L'histoire retiendra le tour de force dont aura été capable le capitalisme.
Aura été ... si si car, oui, ce système va très bientôt disparaître malgré le fait que depuis plus d'un siècle on nous explique à marche, de plus en plus, forcée qu'il ne saurait y avoir de meilleure organisation économique que celle-là.
Cette prouesse du néolibéralisme aura donc résidé dans sa fantastique capacité à réduire au quasi-néant toute autre forme de système économique et politique !
Pourtant le capitalisme a fini par devenir une sorte de dictature.
Bien sûr rien à voir avec celles que furent le nazisme, le fascisme ou les autres stalinismes ou maoïsmes car là, c'étaient des terreurs à l'état pur.
Celles du genre à ne même pas se cacher et à annihiler tout sur leur passage voyez-vous.




La perfidie néolibérale, elle, avance masquée et ne peut pas dire qui elle est vraiment et quel est son terrible plan d'asservissement généralisé.
Si on vous scrute et vous épie autant c'est bien parce que ce système est celui des peureux.
Arrivé à son paroxysme ce capitalisme glouton finit par avoir de plus en plus la trouille des outils qu'il a lui-même mis en place.
Afin de faire sa fortune, ce système devait réussir à anéantir les frontières commerciales dans le seul but de pouvoir exploiter pleinement les populations du tiers monde. Tout en continuant de maintenir, bien évidemment, des frontières physiques empêchant les esclaves tiers-mondistes de venir profiter des avantages mis en place chez nous !
Un demi-siècle à suffi à nous rassasier, nous autres Occidentaux, de tout et n'importe quoi à seule fin de nous faire posséder toujours plus.
Pendant tout ce temps nos yeux étaient bien clos sur la souffrance et le malheur de l'ensemble des populations lointaines qui permettaient à ce miraculeux système de tenir debout.
D'un côté, l'Asie fournirait à l'infini une main-d'œuvre d'esclaves manufacturant tous nos produits du quotidien et de l'autre, l'Afrique, à qui l'on spolierait les ressources de la terre et où l'on mettait en place des gouvernements ultras corrompus par nos "beaux démocrates".
Tout était impeccable ainsi avec des miséreux exploités jusqu'à la moelle chez eux à qui l'on interdirait l'accès à nos belles contrées.
Exception fut "gentiment" faite aux centaines de milliers que l'on invita cordialement à venir construire nos routes, nos immeubles, à ramasser nos poubelles ou à construire nos bagnoles aux trois huit !
Comme si cela ne suffisait pas on aimerait même maintenant ne plus les voir ici puisque nos immeubles sont finis ainsi que nos routes et que nos bagnoles sont fabriquées depuis peu chez eux !
Nos fantastiques multinationales n'étant jamais rassasiées des montagnes de fric sur lesquelles elles sont déjà assises alors elles rêvent depuis dix ans de tous nous avoir aussi comme esclaves de leur système.
Là évidemment, nous autres commençons à ouvrir bien grands les yeux sur la condition qui fut faite à ceux dont nous ne voulions rien savoir tant que nous conservions nos emplois et nos salaires.
Par contre, vivre comme eux et comme nos argentiers semblent en rêver ... ça pas question !
Alors on surveille ceux qui ont encore un peu de ce fameux "pouvoir d'achat" afin de savoir ce qu'ils seraient prêts à encore acheter de plus... si c'est possible?!
L'affaire de la NSA a révélé que, sous couvert de tous nous protéger de vilains terroristes planétaires, on se permet surtout de décortiquer toutes nos vies.
Les multinationales, en parfaites manipulatrices du système,  sont prêtes à tout livrer sans condition de nos vies. Il est primordial pour eux de créer un réseau sans frontières et sans limites afin de savoir comment toujours nourrir plus les seules bouches que nous sommes devenues à leurs yeux.
Ils nous scrutent comme ces mêmes animaux qu'ils gavent de produits dopants et pharmaceutiques afin que nous les bouffions plus vite au détriment de toutes règles de morales ou de compassion.
Nous aussi nous sommes dans la ferme concentrationnaire mondialisée !
Et vous pensez que les gens qui sont derrière tout cela sont heureux parce qu'ils sont bourrés de pognon? Même pas!!
Ils vivent dans cette terrible peur constante de voir leurs profits se réduire ou seulement même stagner et cela leur est absolument insupportable.
Pour eux la pire des terreurs c'est de voir les profits stagner et ils ne veulent ni ne peuvent même imaginer qu'ils puissent baisser... et pourtant !
Ils n'ont plus que faire de nous autres... pensez-vous, ils ne vous voient même plus en tant qu'êtres sensibles et en quête de bonheur et/ou de bien-être.
Depuis les derniers étages de leurs tours de verre, ils ne s'échangent que des courbes et des chiffres quand ils ne se les jettent pas aux visages pour impressionner leurs concurrents.
Des statistiques, des chiffres, des courbes qui doivent toujours continuer de pointer vers les cieux... voilà ce qu'est devenue leur version de l'humanité !
Ils possèdent déjà tout et des millions de fois plus que le nécessaire mais cela ne les empêchent nullement de continuer à faire des rêves de grandeurs mégalomaniaques.
Plus, toujours plus jusqu'à l'infini car leur fantastique frousse de manquer ne peut jamais être rassasiée.
Tant que nous ne stopperons pas par nous-mêmes cette machine mangeuse d'Hommes, et ce par nos propres choix, alors ils continueront sans aucun scrupule.

Pourtant entre néolibéralisme et dictature communiste existe bien une autre voie... celle de la démocratie véritable. ( http://healeyleblog.blogspot.fr/2013/06/de-la-democratie-veritable.html )
Un système où l'État reprend les droits et les aspirations du peuple à son compte.
Au jour d'aujourd'hui nos états n'existent plus car tout asphyxiés et paralysés qu'ils sont par les sommes vertigineuses qui sont détenues par une infime partie de fous.
Leurs chiffres d'affaires atteignent des montants plus importants que les sommes dont disposent la plupart des états nations de cette planète !
Nos dirigeants se laissent ainsi asservir par la dictature financière que ces géants commerciaux leur imposent. Ils cèdent à leurs exigences du "toujours plus pour nous" et cela coûte que coûte.
Les échanges internationaux et technologiques tels que nous les connaissons aujourd'hui sont les plus belles chances que nous n'ayons jamais eues de mieux nous connaitre et de nous partager mais pour cela il faut comprendre et admettre que NOUS SOMMES FAITS DE LA MÊME VEINE ET QUE NOUS NOUS TRAITIONS ENFIN TOUS D’ÉGAL A ÉGAL.

YS.